Pauline Beyle devait trouver dans cette famille un mari
2. Cette promenade a été modifiée, dans la partie précisément qui se trouve devant la demeure des Gagnon. On y a dessiné un jardin anglais assez banal, orné de statues, de bassins et de cygnes. Mais la longue terrasse classique qui forme le fond du jardin, et le parterre aux lignes droites qui fait face à la mairie, doivent être à peu près tels que les a vus Beyle.
3. Cette tradition, acceptée par Beyle, est d’ailleurs contestée par les historiens de Grenoble.
4, Au moins les jours de fête républicaine ; les archives de la ville possèdent encore les comptes des musiciens.
arrosait ses fleurs en causant botanique ; ou bien il taillait ses vignes !.
Ne seraient-ce pas ces mêmes vignes qui, aujourd’hui encore, montent et s’attachent à une vieille armature de bois, sur la droite de la terrasse, tandis qu’à gauche, vers le Jardin de Ville, les amis de Stendhal ne pourront retrouver sans attendrissement d’antiques caisses fort dépeintes, et ce même portique aux légères arcades de châtaignier ? que bâtit, sous les yeux de l'enfant, € un menuisier nommé Poncet, bon ivrogne... assez gai », qui devint l’ami de Beyle, « car enfin avec lui » il trouvait «la douce égalité ».
Les soirs d'été, quand le soleil baissait à l'horizon, toute la famille allait s’asseoir sur la terrasse ; mais bientôt l'enfant et son grand-père s’y trouvaient seuls. La montagne de Sassenage et le rocher de Voreppe détachaient leur masse violette sur le ciel flamboyant, puis s’assombrissaient peu à peu au milieu du couchant plus pâle #. Tout près de là, dans la tour aiguë de Saint-André, on entendait bientôt sonner les cloches, au crépuscule finissant ; et c’était pour le petit Beyle toujours (une vive
4H: Br, 1, 189490:
2, « Mon grand-père fit beaucoup de dépenses pour cette terrasse. Le menuisier… vint s'établir pendant un an dans le cabinet d'histoire naturelle, dont il fit les armoires en bois blanc ; il fit ensuite des caisses de dix-huit pouces de large et deux pieds de haut, en châtaignier, remplies de bonne terre, de vigne et de fleurs. Deux ceps montaient du jardin de M. Périer-Lagrange, bon imbécile, notre voisin. .
Mon grand-père avait fait établir des portiques en liteaux de châtaignier. Ce fut un grand travail... » (H. Br., I, 189.)
Tous ces embellissements sont mentionnés dans un des mémoires déjà cités, qui porte la date de mars 1813. Cette terrasse était alors « ornée de verdure et de fleurs »; on y rappelle (et c’est une confirmation des souvenirs de Beyle) qu’à peine la maison achetée par M. Gagnon, «la sommité du rempart fut transformée en une terrasse bordée par une grille en fer à hauteur d'appui [elle subsiste comme le reste], et un treillis en bois avec portiques telle qu’elle existe aujourd’hui. »