‹ La Jeunesse de Stendhal (volume 4)Chapitre 61 sur 369 · Id · texte numérisé non relu

Id

Combien la comtesse de Noailles se trompe, quan

ja rue,

d elle l’imagine jouant dans

Dans cette rue aux Vieux-Jésuites Où Beyle, étant petit garçon, S'ébattait devant sa maison.

(Les Eblouissements, La ville de Stendhal.)

4. Peut-être même, en eeci du moins, par le docteur Gagnon, si raffiné et si

timide,

fût-ce même pour aller souper chez mademoiselle Simon, amie de sa vieille tante Elisabeth 1! Tout offusquait ces bourgeois timorés, plus exclusifs que des nobles. Leur enfant, victime des convenances sociales ?, devenait une sorte de pauvre petit prisonnier, enfermé avec de vieilles vens, et qui regardait par la fenêtre s’amuser les autres enfants. Grâce à l’imagination que l’on sait, leur liberté lui paraissait la plus enivrante des joies, et il détestait sa triste vie de toutes les illusions de ses désirs.

Ce bambin, objet de la sollicitude exaspérante de tous, mérite vraiment notre pitié.

« Autrefois, dit Stendhal, quand j’entendais parler des joies naïves de l’enfance, des étourderies de cet âge, du bonheur de la première jeunesse, le seul véritable de la vie, mon cœur se serrait. Je n’ai rien connu de tout cela ; et bien plus, cet âge a été pour moi une époque continue de malheur, et de haine, et de désirs de vengeance toujours impuissants.. À cette époque de la vie, si gaie pour les autres enfants, j'étais méchant, sombre, déraisonnable, esclave en un mot, dans le pire sens du mot, et peu à peu je pris les sentiments de cet état 3... »

De cette enfance douloureuse, son père plus que tout autre était responsable. Henri Beyle ne le lui a jamais pardonné.

On a prétendu 4, je le sais, que cette haine excessive du fils pour le père était une invention tardive : Stendhal n'aurait commencé à le détester qu’au moment où

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