Promenades dans Rome, I
2. 11 serait facile, en multipliant les citations, de montrer Beyle tout plein de ces souvenirs antiques. Lisons seulement, au début d'Henri Brulard, cette évocation de l'histoire romaine : « Toute la Rome ancienne et moderne... se déploie à la vue. — Ce lieu est unique au monde, me disais-je en rêvant ; et la Rome ancienne, malgré moi, l'emportait sur la moderne, tous les souvenirs de Tite-Live me revenaient en foule. Sur le mont AJbano, à gauche du couvent, j'apercevais les prés d'Annibal... »
3. Au temps de l'Ecole centrale, c'est dans V Histoire Romaine de Rollin qu'il se plaît à retrouver ce peuple qu'il aime. Humilié de sa propre faiblesse, il 6'écrie un jour : « Comment admirer et critiquer les grands personnages de l'histoire romaine dont je lisais souvent les hauts faits dans le doucereux Rollin ?» (H.Br., 11,31 ;cf. 1,212.)