‹ La jeunesse de StendhalChapitre 132 sur 288 · H. Br., l, 163. — Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

H. Br., l, 163. — Cf. plus haut, p

Comédie ; il la lira, la relira, la saura par cœur. Mais je doute qu'enfant il en ait pu goûter ni même connaître les âpres beautés.

« Mon respect pour le Dante est ancien, il date des exemplaires que je trouvai dans le rayon de la bibliothèque paternelle occupé par les livres de ma pauvre mère et qui faisaient ma seule consolation pendant la tyrannie Raiïlanne ». Et il écrit ailleurs : « J'avais un coin à côté du bureau de mon père, rue des Vieux- Jésuites, où je déposais, à demi-cachés par leur humble position, les livres qui me plaisaient ; c'étaient des exemplaires du Dante avec des gravures sur bois bizarres ^... »

Ce dernier détail nous fait assez bien deviner le genre d'intérêt que Beyle, à dix ans, pouvait trouver dans le livre de Dante. Si d'ailleurs, comme je le croirais, c'étaient là des textes italiens ^, il ne put en ce temps-là lire encore la Dii^ine Comédie.

N'importe, pour avoir feuilleté ces exemplaires que le souvenir de sa mère lui rendait sympathiques, Beyle aima en quelque façon le vieux Florentin avant de le connaître ^.

« Je lisais avec délices les Contes de La Fontaine et Félicia. ISIais ce n'étaient pas des plaisirs littéraires. »

{H. Br., I, 288.)

A travers ces lectures amusantes ou graves, mais toujours choisies, Henri Beyle était arrivé à l'âge où l'on fait surtout aux livres quelques questions très précises. C'est l'âge des romans d'amour : on les lit, en attendant mieux, et parce qu'on ne peut encore les vivre.

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