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ÎJ. Note en marge de Schleg^el (Blanchard de Farges, Un peu de Stendhal inédit, Correspondant, 25 sept. 1909).
6. Assez proche du temps rappelé par Beyle pour que son souvenir soit précis et sûr.
7. M. Chuquot donne à Bufîon un autre rôle ; Beyle, pensc-t-il, y cherchait,, comme dans Pline, l'histoire naturelle de la femme (16). Mais je crains que
Le fait est d'importance. Retenons-le, sans le vouloir trop préciser. Il suffit de se rappeler que Beyle, pour la première fois, trouvait dans Buffon une explication, non plus théologique, mais scientifique de la nature. Porté à juger sévèrement déjà le Dieu de Séraphie et de l'abbé Raillanne, il fut sans doute heureux de voir qu'on pouvait se passer de lui. « Dieu n'est nulle part « dans l'œuvre de Buffon, a écrit M. Lanson ^. « Il ne cherche pas à s'expliquer l'origine des choses ; il écarte cet insoluble problème... Il écarte le miracle, l'intervention divine, il affirme le déterminisme des phénomènes... Il n'est pas irréligieux ; il est indifférent ». C'était bien assez pour convaincre Beyle. Si la phrase trop peu. explicite de son Journal permet une conclusion aussi large, nous dirons que Buffon donna à l'incrédulité de Beyle le fondement solide et précis qui lui manquait encore. Pour gagner à l'incrédulité un esprit qui désire ne plus croire, il n'est pas nécessaire de s'en prendre directement à sa croyance, il suffit de lui montrer qu'elle ne s'impose pas.
Ainsi Beyle, grâce à Buffon et à Marmontel, nous le savons par son témoignage, et grâce sans doute à quelques autres livres que, sans preuves, nous ne saurions préciser, Beyle se pénétrait de la pensée des encyclopédistes. Tandis que Chérubin lisait Bourdaloue et s'attachait avec fermeté à la dure foi du siècle de Bossuet, le docteur Gagnon commentait avec son petit-fds les « philosophes » du xviii^ siècle, et Henri Beyle accueillait avidement leurs négations.
Bientôt l'influence de l'Ecole centrale, de ses maîtres, de ses camarades, va développer ou affermir les nouvelles idées de Beyle. Mais il en tenait déjà l'essentiel.
M. Chuquet n'ait fait une confusion, qu'expliquerait une page du Journal de Stendhal (322).
En revanche il est certain que, si Beyle tout d'abord " adora » Bufîon, ce fut seulement à cause de sa passion pour la chasse. Il alla chercher dans Buffon l'histoire naturelle de ses victimes (H. Br., I, 209 ; II, 45). Mais ceci ne peut expliquer la phrase du Journal.