Dans la vallée de l'Isère, au-dessous de Grenoble
3. C'ebt de lui que parle Stendhal (H. Br., II, 177) : «... le courage... qui avait valu la croix de Saint-Louis au chef de la branche riche de la famille (M. le capitaine Beyle, de Sassenage). » — « Cet excellent capitaine, le meilleur homme du monde, avec sa voix glapissante et ses éloges éternels de nos princes, ne s'était jamais marié. » Il émigra pendant la Terreur [H. Br., II, 30tj).
4. Ou du moins c'est très vraisemblable : il mourut « dans sa maison, située rue des Vieux-Jésuites. » Or, Chérubin Beyle sera aussi propriétaire de l'appartement qu'il habitera. ■ — !M. Chabcrt, qui a découvert les actes de vente de cet appartement, ne semble pas en avoir retrouvé les actes d'achat.
vieillard de quatre-vingt-dix ans laissait après lui huit enfants. La famille des Beyle était de fibre robuste et prolifique. Le sang appauvri des Gagnon viendra plus tard affaiblir une si forte race, et Henri Beyle, en ceci encore, se montrera le descendant indigne d'une lignée féconde.
Ces huit enfants se partagèrent les professions traditionnelles dans la famille. Des quatre filles, l'une épousa un marchand, l'autre un avocat, la troisième un procureur au Parlement, et la dernière entra en religion. Parmi les fils, il y eut un avocat consistorial, qui se maria avec la veuve d'un marchand ; un moine, ce Chérubin Beyle ^, né en 1709, religieux au couvent de Saint-François, dont il devint gardien en 1781, « moine adroit et bon vivant », dit Stendhal ^; — et Pierre Beyle, le grand-père d'Henri.
Ce Pierre Beyle, né en 1699, reçut de son père, qui se démit en sa faveur, la charge de procureur au Parlement ; il épousa la fille d'un banquier de Grenoble, eut d'elle treize enfants, et mourut, aux environs de 1760, de la goutte, nous dit Stendhal ^. Nous ne savons sur lui rien de plus.
La grand-mère de Beyle ne nous est guère mieux connue: il rappelle seulement qu'elle avait un chien nommé Azor, auquel il tirait la queue, et qui lui valut ainsi bien des soufflets. Elle avait été, pour son temps, une riche héritière, et laissa à son petit-fils le souvenir d'une vieille femme fort énergique, un peu avare, et sans tendresse *.
Quant aux dix tantes de Beyle, qui semblent s'être fort peu mêlées à sa vie, leur frère Chérubin, le père de Stendhal, les casa comme il put ^. Beaucoup entrèrent au