‹ La jeunesse de StendhalChapitre 255 sur 288 · Br., I, 157-159. .l'ai cité tout le passage, p · texte numérisé non relu

Br., I, 157-159. .l'ai cité tout le passage, p

imagination de vieillard plus qu'elle n'avait pu émouvoir celle d'un enfant de sept ans ?

La religion ne l'arrêtait pas plus que la famille. Un ou deux ans plus tard c'est une nonne « grande et bien faite » pour laquelle il montre un intérêt trop vif. On avait eu l'imprudence de laisser entrer ce petit garçon chez les religieuses. Mais l'ahbé Raillanne veillait. Beyle « ne la vit plus ^ ».

Et déjà, aux Echelles, il avait connu pour la première fois les émotions d'un amant jaloux : « ... une demoiselle que j'aimais avait bien traité un rival de... vingt-cinq ans. » — « Après ma révolte par jalousie,... je jetai des pierres à ces dames ^... » Beyle n'est point un soupirant résigné. Mais nous connaissons mal ce roman inachevé. Beyle ne sait même plus comment s'appelait « l'objet de ses amours. » Plus fidèle, ou plus amoureux, après une aventure presque semblable ^, Berlioz n'a rien oublié ; à soixante ans il aime encore Estelle. Beyle se montre ici très inférieur à son romantique compatriote.

La vertu de Beyle n'est point la constance. Nous le voyons bientôt « excessivement touché de la beauté du bras de Mademoiselle Bonne de Saint- Vallier... », désir singulièrement précis pour un enfant de dix ans. Là encore il connut la jalousie et ses fureurs ^.

Mais quand des lectures vraiment prématurées sont venues instruire et surexciter encore cette ardente précocité, Beyle ne se connaît plus. La haine unie à la plus proche parenté ne suffisent point à réprimer l'audace de ses désirs. Séraphie elle-même, l'aigre dévote, trouble son imagination malade : « Elle sortait jambes nues, sans bas, le matin, dans le clos. ■ — J'étais tellement emporté par le diable que les jambes de ma plus cruelle ennemie ine firent impression. Volontiers j'eusse été amoureux de

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