H. Br., I
2 On le verra cité dans une autre partie de cette étude.
3' « Quelquefois, en passant dans la Grande-Rue, il entrait dans la boutique de celui-ci et lui parlait de son fils. Le vieux marchand de drap, qui... ne songeait qu'à l'utile, voyait avec un chagrin mortel ce fils perdre son temps a lire. .
^"i^'" ^je^pènse que la mère de l'immortel Barnave, qui le voyait avec peine négliger les procès pour Mably et Montesquieu, était calmée par mon grandpère."» lld., 69-70.) . j ^ , ..
5. Je ne voudrais pas cependant adoucir à l'excès les traits de cet honnête homme, qui n'était point un bon homme. Le docteur Gagnon tempérait sa philanthropie de sécheresse ou de scepticisme. Et il avait, au dire de son petit fils, la vanité susceptible et les rancunes tenaces d' un lettré de province.
6 II avait jusque-là joué son rôle dans tous les événements précurseurs de la Révolution ; « Il assista, dit C. Stryienski {NoL, 10), sept jours après la Journée des Tuiles, à la délibération... dans laquelle les consuls, les membres du clergé et de la noblesse, les avocats, les médecins, les procureurs auParlement, etc., décidèrent qu'il était urgent d'adresser de nouveUes représentations... « à Sa Majesté pour obtenir de sa justice la conservation des privilèges de la province, etc.. » - H signa la lettre des citoyens notables de Grenoble, adressée au roi le 2 juillet 1788 ; et enfin, le 21 juillet, il est présent a 1 assemblée de Vizillc et fait partie du groupe des dix députés choisis par les membres du Tiers-Etat de la ville de Grenoble... »