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phie..., et je croyais voir évidemment qu'elles me donnaient raison contre cette fille ».
Et Beyle de nous raconter une de ces scènes. Comme sa plus jeune sœur était « du parti de Séraphie », il avait écrit sur un mur : « Caroline-Zénaïde B . . . , rapporteuse. » — « Séraphie était furieuse, la partie fut interrompue. Il me semble que Séraphie prit à partie Mesdames Romagnier et Colomb... Ces dames, justement offensées des incartades de cette folle..., prirent le parti de s'en aller. Ce départ fut le signal d'un redoublement dans la tempête. Il y eut quelques mots sévères de mon grand-père ou de ma tante ; pour repousser Séraphie voulant s'élancer sur moi, je pris une chaise de paille que je tins entre nous... ■; Et la bataille continua dans le corridor, et jusqu'à la cuisine... « Il me semble que je pleurai de rage pour les injures atroces (impie, scélérat, etc.) que Séraphie m'avait lancées, mais j'avais une honte amère de mes larmes ^. »
Comme le dit un jour son père le docteur Gagnon, Séraphie, de toute évidence, était « malade ». Cette névrosée, victime d'une surexcitation morbide, méritait sans doute quelque pitié.
Elle mourut jeune ^, nous ne savons de quelle maladie. Si l'on en croit son propre aveu, Beyle fut atroce. Mais n'a-t-il point exagéré?
« Ma tante Séraphie était malade depuis longtemps. Enfin, on parla de danger...
Un soir d'hiver, ce me semble, j'étais dans la cuisine... Quelqu'un vint dire : « Elle est passée. » Je me jetai à genoux... pour remercier Dieu de cette grande délivrance ^. »
Tant de piété paraît invraisemblable. Beyle reconnaît cju'on va le trouver « barbare, cruel... », mais il atteste que « telle est la vérité * ».