H.Br
2. A 3G ans, le 9 janvier 1797. — Henri Beyle achevait sa treizième année. Cela réduit à un enfantillage un peu tardif cette grande haine.
•A. Id., 234.
4. Il ajoute : « Après la première semaine..., tout le monde se trouva gran-
Je ne sais. jNIais la haine de Stendhal, qu'il l'ait ou non exprimée par ce geste de mélodrame, sa haine n'est que trop évidente. Un tel ressentiment ne s'explique pas sans de bonnes raisons. Et faut-il excuser Séraphie Gagnon d'avoir appris si tôt à son implacable neveu les joies amères de la vengeance?
Par la complicité ou la faiblesse des siens, c'est elle qui donna sa couleur à l'éducation de l'enfant, elle qui l'aigrit, elle qui l'habitua à la sournoiserie, à la ruse et à la violence. Elle déforma son caractère, elle le déprava. Elevé par son grand-père et sa grand'tante, même par son père seul, il aurait été tout différent. Ceux que Stendhal scandalise par ses duretés ou ses sécheresses regretteront que Séraphie lui ait enseigné de bonne heure à se révolter contre les hommes et contre les idées. Mais d'autres, qui goûtent Stendhal tel qu'il est, et qui trouvent dans ses âpretés mêmes un joli contraste à ses tendresses, sauront gré à ce « diable femelle » d'avoir exaspéré de bonne heure les énergies de cet enfant, qu'une éducation plus douce et plus sage aurait peut-être endormies à jamais.
dément soulagé dans la maison. Je crois que mon père même fut bien aise d'être délivré de cette maîtresse diabolique, si toutefois elle a été sa maîtresse, ou de cette amie intime diabolique. »