LA COMTESSE, JULES, DE MORVAL
M“* DE MORVAL, cn entrant.
La course doit avoir eu lieu. {Feignant la surprise.) Comment, monsieur Jules, vous ôtes resté ? (Bas à la Comtesse.) Ah ! ma chère amie, que je vous suis obligée! Comment vous y êtes-vous prise ?
J’ai tout dit à monsieur.
H“» DE MORVAL.
Ah ! et il a sacrifié?
JULES
Un triomphe douteux à la joie sincère, au bonheur réel de faire pour vous une chose que vous désiriez.
n“* DE MORVAL.
Merci, mon ami. Ah! c’est bien à vous. (En riant.) M. de Morval va revenir furieux! Il sera d’un maussade à dîner 1 Gare les éclats de sa mauvaise humeur! n’importe, c’est bon, c’est excellent, la leçon est donnée, elle portera ses fruits... pour plus tard. Chers et bons amis, je vous devrai cela! Je ne pois pas dire : A charge de revanche, Jules, vous n’ôtes pas marie... Vous, Amélie, vous êtes heureuse dans votre ménage?
LA JEUNESSE DOUEE.
LA COMTESSE, froidement.
Sans doute!
M“® DE MORVAI..
Aucun cheval ne trouble votre bonheur. Mais il me semble que j’cnietids du bruit dans la cour... des voitures... des chevaux... on revient de la course. C’est singulier comme je me façonne au crimo, je n’ai pas un remords! Sil j’en ai un, c’est de ne pas avoir été coupable plus tôt.