SCENE Z
CATELIN, REBOUSSIN.
RKBOUSSIN.
Voilà ma journée d’ouvrier finie; je vais monter voir maman, et puis je viendrai, comme d’habitude, vous remplacer à la boutique, madame Catelin. Elle va mieux maman ?
CATELIN.
Oui, mon garçon, oui.
REBOUSSIN.
Grâce à vous, qui avez passé les nuits auprès d’elle et qui lui avez cédé voire chambre pour qu’elle y fût plus h l’aise.
*“« CATBLm.
Vous ôtes si mal logés ici !... Moi je ne pourrais pas demeurer dans une soupente, sans commode en acajou et sans vases a albâtre sur ma cheminée; quand on a été habituée aux beaux meubles... et j’eu ai toujours eu le goût, môme du temps que feu monsieur Catelin n’était encore que subalterne aux boulevards... (5’es«Mi/a«t les ÿe«x.) Ce pauvre CatelinI je le pleure tous les
jours.
REBOUSSm.
C’a a été une perte pour vous.
M”® CATELIN.
REBOUSSIN.
CATELIN.
Et pour l’art!
Oui... il était...
Machiniste en chef.
REBOUSSIN.
Et mourir quand on a une position comiûe celle-là !... Mamzelle Marthe n’est pas encore rentrée de l’atelier?
H®* CATELIN.
Pas encore, mon garçon. Et ça m’inquiète... je laiuie tant, cette chère petite 1
REBOUSSIN.
C’est qu’elle est si bonne aussi, si gentille !
CATELIN.
Quel port de nymphe ! quel physique d’amoureuse ! Si ça voulait s’adonner au théâtre comme ses deux sœurs....
■< REBOUSSIN.
Ah ! oui ! avec ça que vous lui donneriez de fameux conseils pour déclamer... vous entendez un peu ça. Ce nesi pas pour vous flatter, mais vous auriez fait une belle actrice... vous auriez pu jouer la Tour de IVesle.., vous. A revoir, madame Ca elin. Je 4s voir maman. Je descendrai bientôt, soyez tranquille.
M®® CATELIN.
Ne vous gênez pas; allez, mon garçon... Ah! Reboussin, préparez-moi mes pantoufles roses pour quand je monterai.