M“® DE MONVAL
Est-ce que cette idée ne vous était pas venue? AhI je vous trouve singulièrement amusant aujourd’hui. [Elle se lève en riant aux éclats.)
LA COMTESSE
Que vous disait donc monsieur de Saint-Évremond ?
M®* DE MORVAL , riant.
Qu’hier dans la soirée, son valet de chambre...
JULES
S’est furtivement enfui de chez moi.
LA COMTESSE , effrayée, à demi-voix.
Enfui ?... hier au soir? en votre absence?
JULES
Ah ! c’est vous , madame , c’est vous 1
LA COMTESSE
Silence !
Vous qui êtes venue...
LA COMTESSE
Silence donc I...
UN DOMESTIQUE , annonçant.
. Monsieur de Blavigny.
M"* DE MORVAL.
Mon vicomte de ce matin, et sans mon mari ! qu’en a-t-il lait ?
JULES, à lui -même.
Elle ! la comtese 1
LE DOMESTIQUE, à voix hasse.
Monsieur de Morval prie ces dames do vouloir bien le rejoindre dans le petit salon. Le banquier Doslandos est décidément on faillite.
' ACTE in, TABLEAU V.
LA COMTESSE et DR HORVAL.
Grand Dieu !
LE DOMESTIQUE
Et monsieur le baron ne sait comment s’y prendre pour annoncer cela à monsieur de Saint-Evremond.
LA COMTESSE , haut à Blavigny qui entre.
Vous permettez, monsieur?
BLAVIGNT.
C’est h moi , madame la comtesse, de demander grâce pour mon audace. Monsieur le baron a bien voulu m’autoriser à l’accompagner. {Les daines saluent et sortent.)