‹ La jeunesse doree drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 58 sur 100 · ACTE III, TABLEAU V · texte numérisé non relu

ACTE III, TABLEAU V

tombe s’est fermée sur ma tôte : j’ai été enseveli dans mes haillons , sans qu’un mot , un n’gret , un souvenir, soit tombé d’en haut sur ma misère... Plus heureux que moi, une main vous est tendue qui peut vous retirer de l’abîme ; une main amie, une main puissante , celle d’une femme. Saisissez-la avec l’énergie d’un homme à qui la terre manque sous ses pieds; cramponnezvous à elle, afin qu’elle vous ramène dans ce monde d’où votre imprudence vous a précipité.

JULES

Assez... Ah! par pitié ! assez, monsieur’; votre amitié est cruelle, vos avis sont amers comme des reproches, vos consolations douloureuses comme des remords. Je suis révolté de vos idées, effrayé de vos principes. Quel homme ôtes vous? Et quels mauvais conseils vous a donc donnés la pauvreté pour que vous la redoutiez pour moi à l’égal de l’infamie? Laissez-moi, monsieur. A vous entendre, mon cœur se brise, mon courage s’éteint, ma raison doute ! Ob ! ne me suivez pas, laissez-moi, monsieur, laissez-moi I [Il sort.)

Page 1