ACTE IV
SIXIÈME TABÈEAÜ.
Aux eaux douces d’Asie. — Un jardin bornd par une terrasse au bord du Bosphore. — Au fond, Constantinople. — A droite, au troisième plan, en face du public, uu pavillon.
scEsn: X.
JULES, puis LA COMTESSE.
[Au lever du rideau, Jules est assis à une table de jardin, occupé
à écrire.)
L’espionnage partout... Epié par Grandchamp, qui est mou ennemi, qui n’est venu à Constantinople que pour découvrir les sentiments de la comtesse, pour la perdre, pour me perdre avec elle. Epié par une femme qui ne se croit pas aimée autant qu’elle a le droit de l’être! Ah! Alarthe! Marthe! depuis un an que je suis loin de vous, je n’ai pu vous oublier! Mais elle... son silence m’effraie... Aucune réponse à mes lettres! aucune! Aurait-' lie changé de detneure? [Il se remet à écrire. Une voix chante dans le lointam un air dont le refrain est répété en chœur.)
PRKMIER COUPLET.
Teresîna, Teresina,
Perche fai l’amor con tanli Cavalieri cavalcanti r.he nessun'ti sposera 7 La la la la, zitto, Giacomol La la la la, da te poverol La la la la, da te torncro Si ! tornero.
JULES
Des matelots maltais qui viennent de quitter les eaux douces d’Asie pour regagner Constantinople de l’autre côté du Bosphore. [Ecrivant.) Marthe, depuis un an vous gardez le silence; je suis coupable, sans doute, mais pardonnez moi.