CENE V
Les Mêmes, REBOUSSIN, M“» CATELIN, mis M- DE MORVAL.
CATELIN, appelant.
Marthe I
REBOUSSIN.
Mademoiselle Marthe, voilà l’heure de partir; tout notre monde est en bas. Les voitures sont arrivées ; on n’attend plus que vous. MARTHE, avec effort.
Moi, monsieur Reboussin?... moi, je ne puis vous suivre, je ne puis me marier avec vous.
. REBOUSSIN.
Comment ?
M“® CATELIN.
Que veux-tu dire?
MARTHE
Monsieur Reboussin, vous ôtes honnête : celle à qui vous confiez votre nom doit l’étre aussi ; vous m’avez crue digne d’ôtre votre femme, je vous l’ai laissé croire... vous vous trompiez, je vous trompais... je ne suis plus digne de le devenir.
REBOUSSIN.
Oh ! ne le croyez pas ! vous, mamzelle Marthe, vous si vertueuse et si pure qu’on serait quelquefois tenté de ne vous parler qu’à genoux, vous! avoir cessé d’être honnête ! mais vous seriez morte auparavant, entendez-vous bien, mais jamais... MARTHE, sanglotant.
Oh! partons, madame, partons!
M“* HORVAL, entrant, à la Comtesse.
Restez, Amélie!... c’est inutile; il n’est plus temps!
< LA COMTESSE
Plus temps !
M“* RE HORVAL.
J’étais allée vous attendre au palais... les débats suspendus ont été repris cette nuit... la salle est fermée... et je ne sais rien. MARTHE, chancelante.
Àh!
M™* CALELIN, la soutenant.
Marthe ! ma pauvre enfant !
LA COMTESSE
Rien ! l’incertitude t