II2 LA JEUNESSE DORÉE
plus. Au lieu d'en faire une seule et même gerbe, elles distribuent une à une ces belles fleurs odorantes, elles en parent un nombre infini de boutonnières, et quand l'instant est venu de déposer aux pieds d'un homme tous les trésors de leur âme, elles la trouvent froide et vide comme si la mort y avait passé (i). — Mais c'est assez vous ennuyer de choses que vous savez mieux que moi. Je vous aurais amené Feray ces jours-ci, s'il n'était point parti pour la Normandie. Il est allé à Evreux pour les élections, sans doute qu'il ne tardera pas à nous revenir. Alors vous pouvez compter sur nous deux. — Les vers sur M'"^ de Cicé sont de Méry. J'ai appris cela hier. C'est une manière de payer sa dette à V. H. [Victor Hug-o] qui lui a cassé l'encensoir sur le nez dans son dernier volume de vers (2).
(i) Tout ce passage, depuis les mots « elles ont semé en trop d'endroits » se trou\e avec de légères variantes dans la lettre du a4 juillet )835. C'est à croire que Tattet gardait copie de ses lettres.
{2) Allusion aux vers suivants des Voix intérieures (iSSy) :