SCÈNE IV
Les Mêmes, HUBERT, MATHILDE, aatrant p«>
lA droite, pnU GYPRIENNE par la gauoha.
MATHILDE
Nous voici, Maman, très -fatigués.
MADAME HUGUET
T'es* tu bien amusée?
MATHILDE
Énormément. Hubert m'a montré le Musée.
HUBERT
Qu'à ma grande surprise elle n'avait pas vu , Tant le Parisien d'apathie est pourvu Pour toutes les beautés de sa ville immortelle ! Je voudrais bien savoir tîe qu'il adore en elle, Et comment il n'est pas pour le Parisien De salut hors Paris; dont il ne connaît rien.
MADAME HUGUET
Si c'est à moi que va cette fine satire...
HUBERT
Non , madame, non pas , diable ! Je la retire. — Va-t-on bientôt dîner? Je meurs de faim
MADAME HUGUET, à part.
Toujours
Entre Cyprienne.
HUBERT
l'honneur de quel saint, cousine, tant d'atours?
MATHILDE
Tu sais bien que maman a du monde.
HUBERT
C'est juste.
MADAME HUGUET. '
Vous me faites songer qu'il faut que je m'ajuste.
Elle sort.
HUBERT, à Philippe.
Mets -moi donc au courant des convives, mon cher; Que je ne dise pas de paroles en l'air.
PHILIPPE
L'un, monsieur MamigQon , ex-entrepositairo De l'Inde, maintenant quasi millionnaire...
HUBERT
fion vieillard I
PHILIPPE
Qui te dit que ce soit un vieillard?
HUBERT
Son nilllion, parbleu!' *
MATHILDE, à Philippe.
Hubert est en retard :
Il attribue encor l'aoïour à la jeunesse.
Les soins à l'âge mûr, l'argent à la vieillesse. Il vit toujours d'après les anciens almamachs... Cher homme primitif 1 ne comprendras- tu pas Que l'ordre des saisons , dans le siècle pu nous sommes. Comme pour la nature est changé pour les hommes?
HUfiERT.
On a tant déboisé, de fait, tant cultivé,