‹ La jeunesseChapitre 17 sur 84 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

MATHILDE

Cyprienne ?

GTPRIENNE, balsiani les jeux sous le regard de Malhilde.

Quoi donc?

MATHILDE, lui prenant la main et l'aUirant à elle.

Et lui , t'aime-t-il ?

CTPRIENNE, trèi-bae.

Oui.

MATHILDE

Alors il ne faut pas désespérer de lui.

J'en crois l'amour qu'il sent et celui qu'il inspire.

Mais pourquoi n'as-tn point usé de ton empire

Pour ramener au bien son esprit égaré?

Il n'est si bon sermon que d'un jeune curé.

CYPRIENNE

Hélas I sa grande hâte aux chemins de traverse, Cette ardeur d'arriver haletante et perverse, J'en suis la cause.

Toi?

CYPRIENNE

Puisque j'en suis le but.

MATHILDE

Et tu reçois à gré ce singulier tribut?

CYPRIENNE

Le crois-tu? noni Je suis humiliée et triste De la métamorphose à laquelle j'assiste.

L'insensé 1 coramQ il joue avec notre bonheur

Quand pour noua enrichir il s'appauvrit le cœur. Comme si la richesse et le luxe 'suprême N'étaient pas de pouvoir admirer ce qu'on aime!

MATHILDE

lié bien, dis-lui cela.

CYPRIENNE

Je n'ose pas.

MATHILDE

Pourquoi ?

CYPRIENNE

Depuis que j'ai compris ses sentiments pour moi , Je ne sais quelle honte intimide mon blâme... Mais je crains d'avoir l'air de me croire sa femme, Et mes anciens, mes doux privilèges de sœur Ainsi qu'une caresse à présent me font peur.

' ^ MATHILDE

Ne vous êtes- vous pas engagés l'un à l'autre?

CYPRIENNE

Il ne m'a pas encore parle.

MATHILDE

Le bon apôtre !

Que ne te parle-t-il? qu'a-tril à ménager?

Ne vois-tu pas qu'il craint déjà de s'engager, Et qu'il admet le cas où pour être plus leste Il lui faudra jeter l'amour comme le reste ?

CYPRIENNE

Non, tu lui fais injure.

MATHILDE

Alors il parlera.

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