SCÈNE III
Devant un monastère
Entre maguelonne
Maguelomie
Les voix qui me parlaient de repos se sont tues.
Où suis-je ? Un porclie avec la Croix et des statues :
Sainte Marie et les Vierges mortes jadis
Pour glorifier Dieu le Père et Dieu le Fils
Et qui n'ont point couru vers les voluptés folles.
Et sur la porte on lit de pieuses paroles :
HiG PREGIBVS VITAM VIVES AfFLIGTA BEATAM
Propitivs pellit mestitiam ipse Devs
Vivre dans la prière.. On dirait que pour moi Quelque Sainte écrivit ces paroles de foi.
Je ne veux plus aller par les sentiers du monde, Je ne veux plus ouïr les fracas de la terre NI la foudre de qui la .voix mugit et gronde ; Oh, j'ai besoin de paix, je veux vivre bei'cée Au rhythme vague et nonchalant de la pensée, Je veux vivre dans le repos du monastère. Je ne veux plus errer par les gazons moroses, Je veux prier loin des hommes, dans l'inconnu ; Et peut-être qu'un soir le rêve revenu Jettera sur mes yeux la fraîcheur de ses roses.