SCÈNE VILL
No. Depuis votre mort elle n’a pas quitté la famille.
ADRIEN. Oh! Noël, que je suis heureux! (74 lui saute au cou et l’embrasse.) Elle m'aime donc toujours ?
NoEL. Elle fait votre portrait et elle pleure! ra-t-elle être contente... Oh! oui... mais il ne faut pas l’épouvanter non plus, celle-là, c’est un autre genre, elle deviendrait folle. Oh! mon Dieu, mon Dieu ! qu'est-ce que je vais faire de mes femmes ?..,. comment leur apprendre?... comment les aver-tir?... je y perds, je n’y suis plus... je...
ADRIEN. C'était pour éviter tout ce trouble, que je t'avais écrit; en «vivant au Havre, j'ai su que la nouvelle de ma :aort était répandue dans le pays, et c’est toi que je chargeais de dire à ma mère...
NOEL, écoutant. Chut!
ADRIEN. Quel malheur que tu n’aies pas reçu cette lettre !
NOEL. Silence donc! c’est elle !
ADRIEN. Qui?
NOEL. Madame !
ADRIEN. Mu mère!
NoEL. C’est son pas fatigué et languissant... elle s'arrête à moitié de l'escalier... c'est ellef!.., où le cacher ?,..,
ADRIEN. Dans ma chambre,
Il court vers la petite porte à gauche.
NoEL. Madame à la clé... on n'entre plus dans cette chambre !
ADRIEN. Sur le balcon...
NOEL. Dehors!,,. on vous verruit, Le verrou...
le verrou... non... cela l’inquiéterait, elle insisterait pour entrer... ah! barricadons la porte... vite, vite, aide-moi.
Il tire le canapé de droite et le place devant la porte, aidé d’Adrien, il met ensuite un fauteuil devant le canapé.