SCÈNE XVL
Nous n'avons pas le temps de t'écouter.
(Elie le pousse vers la petite porte. }
ADRIEN , revenant à Noël, Elle pleurait.…
NOEL
La folie est faite, n’en parlons plus. rentrez vite.
ADRIEN
Comme elle est embellie ! la voir en deuil.. de: moi! cela m'a monté la tête.
BLANCHE
Mais va-t'en donc!
ADRIEN, résistant.
Je te le dis, Blanche, si tous les maris qu'on pleure pouvaient voir leurs veuves en deuil d'eux-mêmes.
NOEL
Eh bien! qu'est-ce qu'ils feraient ?
ADRIEN
Ils ressusciteraient tout de suite.
NOEL
Et leurs veuves en mourraient. Rentrez vite.
ADRIEN
Mais comme vous m'’aimez tous! mais je vaux donc quelque «1086 Ÿ BLANCHE.
Tu ne vaux rien... Cache-toi; si maman...
Eh bien! quand elle me verrait. je suis sûr que la joie.
BLANCHE
La suffoquerait.
ADRIEN, passant à gauche.
Je veux voir ma mère.
BLANCHE
Noël, tu l’entends, il veut la voir.
NOEL
(est d’une extravagance !::.
BLANCHE, Tu ne la verras pas.
NOEL, lui barrant la porte du fond.
Dussé-je employer la force, vous no la verrez pas!
BLANCHE
Sans cœur!
NOEL
Mauvais fils!
BLANCHE, Mauvais frère!
NOBL, Brutal!
BLANCHE, Marin!
NOËL, Savant!
ADRIEN, Oh! mais c'est odieux ! Si on me maltraite comme cela, je m'en vais. J'aimo mieux les sauvages.
NOEL, écoutant. Prenez garde.
Mon petit frère, de grâce, encore un moment!
ADRIEN
Allons, puisqu'il le faut.
NOEL
On vient!
BLANCHE, poussant Adrien dans la chambre.
Il était tomps!