FINAL
Chœur.
Voici le couvre-feu !
Ainsi finit la fête,
La mariée est prête,
Il faut lui dire adieu.
Voici le couvre-feu!
POIROTj
Le couvre-feu! couple charmantl C’est précisément Au moment
Où s’éteignent les feux des autres Que vont s’allumer les vôtres.
CHŒUR
Voici le couvre-feu !
Etc.
ROSE à Bavolet.
Daignerez-vous enfin me dire Dans quel mystérieux logis Nous devons être réunis Et qui doit m'y conduire?
BAVOLET
Un peu de patience, ma chère,
Et pour voir s’éclaircir soudain Le mot de ce profond mystère Prenez la main De mon parrain!
CHŒUR
Prenez la main,
Etc.
BAVOI.ET.
Les grands-parents r'conduis’ la fille.
Moi, je m’en chercherais en vain.
Je n’ me connais pas de famille.
Prenez la main De mon parrain!
CHŒUR
Prenez la main.
Etc.
LA COCARDIÈRE
Cette mission, je ih’en flatte Demande une âme délicate.
J’ai le cœur noble et généreux Et vous no pouviez tomber mieux.
ROSE, à La Cocardière.
Allons, partons ensemble,
Puisque I’usag’ le veut ainsi, Emmenez-inoi chez mon mari !
CHŒUR
Emmenez-la chez son mari.
IA COCARDIÈRE, très-ému, lui donnant la main. — A part.
Est-ce sa main ou la mienne qui tremble ?
POIROT, les arrêtant.
Une dernière ronde en l’honneur des époux !
Allons ! Trémoussons-nous !
(Tout lo monde se remet en danse.)
Chantons, dansons encore Tant que nous serons là;
Les traînards, à l’aurore,
On les ramassera.
CHOEUR
Chantons, dansons encore...
Etc.
POIROT
Quand les gens de la noce Rentrent dans leurs foyers,
Les uns vont en carrosse Et les autres à pieds !
CHŒUR
Quand les gens de la noce...
Etc.
ROSE
N’y a qu'une chose à craindre Si nous dansons par trop longtemps.
BA VOLET
C’est qu’les femmes vont s’en plaindre Et qu’ les maris n’ s’ront pas contents.
LA JULIENNE
Allons ! trémoussons-nous !
Quand nous serons rentrez chez nous, Nous n’, rirons plus comme des fous !
CHŒUR
Quand les gens de la noce Rentrent dans leurs foyers,
Les uns vont en carrosse Et les autres à pieds.
(La ronde se termsne par un groupe.)
Allons, que tout 1’ mond’ se prépare,
Allons chercher la fanfare !
(Tout le monde remonte pour préparer le défilé en tête duquel doivent être les musiciens. Pendant co temps paraissent à droite Clorinde. Arlhémise et Madclon qui ont observé le mouvement, cachées dans un bosquet. Elles descendent.)
CLOniNDE.
Fort bien ! monsieur La Cocardière !
Voilà donc le mot du mystère Beau séducteur je comprends tout.
Ah! vous courez les amourettes!
Il vous faut de jeunes fillettes!
Vous n’ètes pas encore au bout.
LES TROIS FEMMES, riant.
Ah! ah! ah!
Vous n’ètes pas encore )au bout!
(Toute la noce redescend, musique en tête. — Chacun tient à la main une lanterne de couleur. Et le défilé figure uno retraite aux flambeaux.)
CHŒUR
Ran ! ran ! ran !
Ran ! tan ! plan !
Que la journée Soit terminée
Par la retraite aux flambeaux.
Les flambeaux de l’hyméuée,
Ce sont les plus beaux Flambeaux.
Ran! ran! ran!
Ran! tan! plan!
(La Cocardière emmène par le fond Rose Michon, à qui Bevolet, entouré de Poirot et de ses amis, envoie des baisers. Les trois femmes cachées sous la tonnelle de droite se montrent le tableau en riant. — Le rideau baisse.)