‹ La jolie parfumeuseChapitre 17 sur 53 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

GERMAIN

Pardieu! c’est une aimable charge Que de servir un grand seigneur !

La vie, à ses côtés, est large.

Et le profit en vaut l’honneur.

Chacun de nous sait, et de reste,

Y prendre ses joyeux ébats.

Valet de chambre, on met sa veste, Cuisinier, on mange ses plats.

Pardieu 1 c’est uue aimable charge.

Que de servir un grand seigneur!

Etc., etc.

Quand notre bon maître, S’absente, la nuit,

C'est pour nous permettre De veiller pour lui !

Comptons sa vaisselle,

Et ses plats d’argent,

Mettons avec zèle Le petit dans le grand.

Visitons sa cave,

Dégustons son vin,

Voyons si le grave,

Vaut le Chambertin.

Les vins qu’il préfère,

Nous les sablerons,

Ce qui peut lui plaire,

Nous le choisirons.

Suivant son modèle,

A Louise ou Marton,

Serviteur fidèle,

Prenons le menton,

C’est un devoir môme De prouver ainsi Que tout ce qu’il aime,

Nous l’aimons aussi.

Pardieu ! c’est une aimable charge...

Etc., etc.

(parié.) A table!

TOUS

A table ! A table!

(Au moment où ils se mettent & table, on entend un bruit de voitures Tout le monde se lève.)

GEHMAIN, courant à la fenêtre.

Qu’est-ce que c’est que ça? Ciel! monsieur La Cocardière. Justine! Justine! cours à sa rencontre! (Justine sort.) C’est lui ! et il n’est pas seul ! quelle tuile ! Enlevez

oncd tout cela ! (Deux hommes enlftYent la table.) A\’CC qui donc est-il?

LISE

On dirait une dame.

JUSTINE, rentrant.

Alerte !

GERMAIN

Qu’y a-t-il donc ?

JUSTINE

Sauvez-vous tous ! En voici bien d’une autre!

GERMAIN

Qu’cst-ce qu’il nous veut?

JUSTINE

Vous le saurez tout à l’heure! Mais, vite, disparaissez, où il nous chasserait tous...

GERMAIN

Diable ! filons...

Les domestiques et les femmes de chambrés disparaissent è droite et à

gauche.

LA COCARDIÈRE, du dehors.

Par ici, mon enfant, par ici !

JUSTINE, h Lise, en sortant.

Il était temps. Vions, je t’expliquerai...

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