PREMIÈRE PARTIE
ra que la Matshi Skouéou serait prête à mettre en liberté toutes les peaux blanches captives chez les Iroquois pour pouvoir mettre la main sur l'enfant d'un chef des visages pâles, tel que le Mirage-du- Lac, son cœur sera-t-il aussi fort? >
A cette terrible menace, Mme Houel tressaillit et pressa instinctivement contre son cœur le charmant enfant qui, insoucieux du danger, dormait tranquillement sur ses genoux.
Il ne parut pas même s'apercevoir de ce brusque mouvement ; car le contact de cette douce main lui était connu.
Et que peut craindre, en effet, l'enfant dans ce sanctuaire de l'amour maternel ?
L'hirondelle dans son nid redoutet-elle le vent ou l'orage ?
L'enfant entre les bras de sa mère, n'est-ce pas la fraîche goutte de rosée cachée dans la corolle du lis?
Tant d'innocence et de pureté ne semblent-elles pas devoir échapper au malheur ?