PREMIÈRE PARTIE
» Toi du moins, tu as un ami pour te rendre les derniers devoirs ; mais moi, personne à ma dernière heure ne viendra jeter un peu de sable sur ma dépouille.
» ...Oh ! Tshinépik'!... Tshinépik' !
adieu » !...
L'écho de la montagne répéta au loin : adieu !
A cette voix le Canotier tressaillit, comme s'il eût entendu celle de son fidèle compagnon lui jetant une dernière parole de reconnaissance.
Déposant enfin son précieux fardeau, il creusa une fosse dans le sable du rivage et y coucha le cadavre.
Après l'avoir recouvert, il ébrancha un jeune sapin qui croissait à la tête de la tombe ; et fixant sur le tronc
une branche transversale, il en fit une croix.
Puis, scalpant les deux cadavres iroquois gisant sur la plage, il planta, avec le couteau du Tshinépik', leurs chevelures au centre de la croix.
Etrange et terrible trophée, mais digne de ce héros des bois.
11 fimidifiiiiifiifiifiifiifiiîiiiiifiïii