DEUXIÈME PARTIE
» L'arme meurtrière l'atteignit en pleine poitrine et l'indien, blessé à mort, bondit en poussant son cri de guerre et s'affaissa sur lui-même.
» Au même instant, le dernier Iroquois abattait son tomahawk sur ma tête.
)) C'était un colosse dont le désespoir et la rage centuplaient les forces et l'audace.
» Je n'eus que le temps de parer le coup avec ma hache, qui se brisa contre celle du sauvage et vola en éclats.
» La violence du choc fut telle que le tomahawk de l'Iroquois glissa entre ses doigts et alla tomber à plusieurs pieds de distance.
» Me voilà, sans arme, en face de ce géant.
)) Un seul moyen de salut s'offre encore : c'est de m'emparer du couteau qui pend à son côté.
«D'une main, j'empoigne l'Iro-
quois à la gorge, et de l'autre, j'essaie de saisir son couteau.
)) Nos mains se rencontrent à sa ceinture ; la sienne tient déjà l'extrémité du manche, et j'ai à peine le temps de serrer le milieu du couteau à la jonction de la poignée et de la lamxC.
» Une lutte terrible s'engage.
» Nous roulons tous deux sur le sable.
)) Malheureusement le couteau me blesse la main.
)> Il va m'échapper.
» Par un efïort suprême, je lui enfonce mes doigts dans la gorge, afm de l'étouffer, mais il ne faiblit pas.
» Enfm, après une dernière secousse, le couteau lui tombe des mains.
)) Un instant, je fouillai dans sa poitrine avec l'arme fatale, il ne bougea plus.