‹ La journée de huit heures et l'organisation industrielle [microforme]Chapitre 3 sur 10 · RE LENTE D · texte numérisé non relu

RE LENTE D

Les déclarations d'Owen toutes aussi fortes auraient ra

de suffrages. Ce n'est qu'en 1900 que le Parlement franc une loi fixant à 10 heures la durée du travail quotidien d dustrie, les propositions de S heures avant toujours été re]

la chambre avec de fortes majorités. En 1901 cepend

par Millerand, ministre du Commerce, fait des essais qui abo î ot irov( FA: tiplor és du Service k = L'OStesS la journée de res. Le ministre de la Marine entreprer «d à son tour des € 1902, et en 1903 les ouvriers à son service travaillent S heur ministère de Ja guerre on tente les 9 heures dans les arse 1904; puis, en 1907 la journée est définitivement fixée à SI ouvriers des manufactures de L'État obtiennent 9 heure: le domaine privé, c'est la Fédération du Livre qui gagne la } la fixation à 9 heures de travail. Une statistique montre qj l'industrie privée 14,744 ouvriers font S heures par jour sur de 3,259,000.% Ce chiffre ne peut être considéré comme au se qu'une exception. D'ailleurs, la loi de 10 heures dont

tion n'a pas été sans difficultés retarde toute réforme rapl

Au Canada avant la guerre, malgré quelques tentatir parti des Unions ouvrières et des grèves avant po motif du travail, nous ne trouvons pas de législation uniforme n la durée de * heures de travail. Les accords pourvoient à que de lois, le ministre du Travail, Cen vue de la possibilr prompte législation concernant les heures de travail», a juin 19197 une enquête de laquelle il ressort que, sur un 612,000 travailleurs atteints par l'enquête 43.496, soient font la journée de S heures, GE faut comprendre dans € 100,000 employés des chemins de fer). 3.40 font 815, 2

9 heures, 1.62; 9 hcures et demi, 19,7, 10 heures,

Dans Québec, 2S,240 sur 139,000 font 8 heures: 40,29 50,500, dix. Dans l'Ontario, sur 23,770 nous trouvon: pour huit, 85,368 pour neuf et 44.235 pour dix.

« Parce que la journée de huit heures, c'est la hau sse fatale des salai s 1ppression de la concurrenre homicide que font Les ouvriers inocc 1pés au en activité;

« Parce qu la journée de huit heures. c'est avec hr! heures de som heures de loisir, c'est-à-dire de rie, de liberté et d'action pour la classe m

« Parce que la journée de huit heures bénéficiera au pelit commerci en augmentant la puissance de consommation ct d'achat de sa clientèle out

Bulletin de l'Office du travail 1008

7 Gazette du Travail, janvier 1920

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été repoussées ‘pendant, M, ui aboutissent rnée de S heur des essais €1 s heures, Au S arsenAUxX en e à Si. Les heures, Dans ne la premièr( ptre que, pou ur sur un total ne autre chos dont l'adope rapide.

ntatives de motif la duré rime Hnposant ient à ce miinssibilité d'un fait 1 ur un total de

soient lans ce chiffre 815, 24,9 font

10,290, neuf;

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es salaires pa la

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utèle ouvrière. »

ment

La Commission Royale sur les relations industrielles a, dans rapport du 28 juin 1919, signalé le désir des travailleurs de r la journée du travail réduite, ses recommandations formulées Donc

une

sept article

sont favorables à la journée de huit heures.

aucune uniformité, le débat s'est engagé à la Chambre: à

soir. Le 11 mars 1919, on a discuté sur l'opportuaité tats= appréciable & mars dernier, le Conseil des Métiers et du Travail d

\lot tréal

ir tout le Canada de Ja journée

adopté une résolution demandant la mise en vigueur

de huit heures, il est fort proba-

Dot ble que la mesure finira par étre adoptée où que les ententes entre natrous et ouvriers se feront plus nombreuses encere

Les raisons qui militent en faveui d'une Hmitation de la jour-

le travail sont de plusieurs natures : individuelles, social

onomiques, Nous allons les examiner sommairement puis nous

etournerons la médaille: enfin nous verrons la législation et nous

esquisserons commer: l'industrie peut et doit satisfaire à la mesur qui Jui est imposée

Owen est le seul qui ait mentionné des raisons scientifiques,

peut s'étonner que d'autres n'aient pas COMPTES leurs valeurs.

Peut-être ont-ils int que l'esprit public ne soit

pis ass

mpressionné par une réclamation faite seulement au nom de Ïa

sclence,

Depuis quelques années, les choses sont un peu chan-

vécs et les demandes ouvrières sont appuyées par les hygiénistes dans beaucoup de xs. La classe aisée est plus disposée à sacrifier pour Fhygiène, elle est surtout moins ( fravée d'une réforme fait

en ç6 nom cet los Organisations OU rières auraient dû sc servir dt

l'appoimt que science leur fournit.

Les raisons individuelles sont les plus importantes: elles sont psychologiques. Les pr imières portent ule vivante,

Eu it ph: si que cu intelk Ctuit Ile ell

d'ordre physiologiques et

atteinte en définitive la ec base de notr activité,

qu'elle e coûte à notre individu une dépense d'énergie et une usure des éléments vivants de traduire en Nous ne

larié, celui qu'on effectue en vue d'un gain et

igmme. Les résultats de cette activité peuvent s

lequel peut aboutir à une production. parlons

} 1 Ier que Qu tra vil

a, ce travail, dans la majorité des cas n'est pas

uniquement pour ce |

comme le veulent déclarer certains philosophes un bonheur, mais

. : ; 8 Commission Rovale sur les Relation

x la Gazette du Travail, juillet 1919

industrielles. Rapp en supplé

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est devenu tout simplement une contrainte. Il engendre | qui, au point de vue physiologique est Ca diminution ou de Poritabiité par l'excitation »,% ce qui peut se traduire

de vue qui nous occupe, €la diminution d'aptitude au tra Telle est la principale cause physiologique qui restreint

cité de travail. La fatigue se localise toujours au début d sance où le groupe de muscle qui a été en activité, on res une sensation particulière et locale, à la longue elle émigre organe ne fonctionnant pas apparemment, puis se général le COTPS Cette généralisation < xpliqi e facilement au] en admettant que la fatigue est le résultat d'une intoxicati définitive. ce qui est atteint dans tous les états de la fatis la cellule nerveuse, source de toutes nos activités. Li

mettant l'élimination des déchets qui encombrent les cellul

lCDOS mentation en fournissant à notre o'ganisme le potentiel « besoin, font disparaitre la fatigue. Ki le repos ct l'alim sont insuflisants, par accumulation des produits toxiques, p que d'énergie, on est conduit au surmenage qui est déjà pathologique.

On peut distinguer différents modes de fatigue, la fatig culaire, ja fatigue sensoreille, Ia fatigue nerveuse, la fatigu que ou cérébrale. Cette division fuit mieux comprendre, les efforts qu'une besogne réclame, quels seront les syst les premiers seront touchés por l'incapacité de fonctionne possible dès que lon ressent une lassitude, premier terme d gue, de réparer par un simple arrêt les effets du travail, longe trop l'effort quel qu'il soit, ou si on en ajoute un à « fait, la fatigue ne disparaît pas, elle S'accumule pour attein le système nerveux. La cellule sollicitée réagit mal, les ments sont incoordonnés, des erreurs se produisent, l'eff à devenir nul. On ne devrait jamais dépasser cette limit engendre des troubles fonctionnels et organiques qui sont

ladies. Lorsque le surmenage est apparu, l'état de mal

plus grave. On peut se fatiguer mais on ne se surmène p: nément.

Les conséquences individuelles de li fatigue et du su sont done des plus importantes puisqu'elles nous condui

maladies, Au point de vue professionnel cela est loin d'êt

Dr J. lotevko, article Fatiqu Dictionnaire de physiologie de C1

Dr A. Jrbert Influence du travail professionnel sur l'organisr veau Traité de pathologie générale

BoucHarD et ROGER, Paris, 19]

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