LA JO RNÉE DE HUIT HEURES
des savants ct il v a aussi les opinions des ouvriers sérieux qui VOUS déclarent : dans la journée de 10 heures, je m'arrange toujours pour e reposer surtout à li fin de la journée. Quand une tâche est
raisonnablement dosée et qu'elle sera répétée souvent, il est facile
de
üre ne sera pas réduit,
constater que l'ouvrier, S'il veut, s'il a la certitude que son samettra moins de temps pour la faire, si On lui laisse quitter l'atelier quand il aura fini Nous en avons fait bien souvent l'expérience, et à la question posée en titre d’un arele du Bulletin de la Chambre de (
‘al : « Travaillant moins, l’ouvrier travaillera-tl
ommerce du district de Mont- |
inieux ? » Ji CroIs pouvoir répondre ou.
Ava (1912-1913), le ministère du Travail, sur la durée du travail dans les industries
ul
une enquêt. faite en France par
nt li SUCTT(
marche continue, ayant le système des deux équipes de 12 heures
très rarement une diminution de ren-
vers la
et celui de 3 de K, on accuse
lement et les conclusions wéncrales inclinent nettement
préférence aux trois-hui les rendements soat géaéralement meil-
leurs, les conditions du dl tellement différentes que j'Assocla-
tion nationale française pour la protection légale des travailleurs en a fait un de ses principaux vœux, déclarant qu'elk est réalisable pratiquement pour beaucoup d'industrie.
Le rendement, ct par suite Ja produetion est augmentée par réduction de la fatigue et élimination de la fläneric, des malfaçons « Des industriels anglais
lorsque la durée du travail est moindre.
délibéré-
d'abord, puis d'autres de Belgique et d'Allemagni ment, en dehors de toute obligation légale diminué progressivement dans certains
ont
la journée de leurs ouvriers, durée qui.
au taux relativement faible de S heures, or la ubi un fléchissement temporaire
; ie
la duré
eas, a été ramence
production ouvrière après avoir au moment des diminutions successives de durée de la journée, s'est relevé ensuite pour atteindre sa valeur antérieure et quelquefois Les gouvernements qui ont réduit les effectué des expérien-
la dépasser. » premiers
pour leur personnel la durée du travail ont
Elles ont toujours été positives la production n'a pas
ces avant.
déerue.
Rendement et production sont auegmentés dans des propor-
tions étonnantes si, à la pratique d'efforts modérés on ajoute celle
? Bulletin 191Q 3 Bulletin du
la Chambre de Commerce du District de Montréal, septembre
Ministère du Travai, 1918.
u up doc. cité.
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ravail industriel. Tous les établiss
ne organisation du
organisation moderne ont des heures de travail moindres autres, or cette organisation coûte pot être établie; au dél une augmentation des frais généraux, peut-on pe ue les industriels qui introduisent de telles pratiq
conserveraient <'ils devaient enregistrer un déficit? Lei,
svetème Tavlor » le premier qui fut basé sur une étude mi se du temps. Les expériences conduites méthodiquement s ourd'hui assez nombreuses pour 41 ui valeur très gré est impossible de leur : procher leur caraetèrc isolé non plus
qu'elles s'appliquent à ecertaims groupes d'industrie. D:
emarouable eciminut ieation à la Société des Invémeurs ( 1 [RATES
rer France, M. B. Thompson © denne une liste d'établissements canisation scientifique du travail est en vogue. On en com centaine appartenant à tous les domaines de Factivité mdu Ce sont de: apple tiotis CONTUCS, combié li d'autr Ss ne le aussi bien parce que moins importantes,
Les expériences de Taylor * sont connues: il suffit de «
les porteurs de gueuses de fonte dans le même temps transpl
{7 tonnes au lieu de 1213 sans plus de fatigue, avec un sal plus élevé pour s'apercevoir des résultats qu'on peut est méme en n'atteignant pas ce maximum. Les travaux à nécessitèrent un personnel moindre et un effort moins lo pose des briques d'une maçonnerie se fait plus rapide ave d'ouvriers. La vérification des billes d'acier s'opère en ul née très réduite et conduit à des résultats surprenants. D brasserie de Melbourne où, depuis 30 ans le système des ti Ost emplos 6, la production est passée par ouvrier de IIS | 1885 à 465 en 188$, elle n'a jamais décrue et on sig les ouvriers travaillent plus dur en 8 heures qu'en un ten one. Sir W. Mather aux usines de Salford, réduit de durée du travail sans aueun changement. Le Dr Abbé ch n'a pas enregistré de diminution de la production corrélati diminutien des heures de travail, pour certains travaux, pi ple Ja gravure, le meilleur rendement est attemt avec 1e: quart par jour: aux usines de produits chimiques de Liège, |
B. Tuomrsox. Les ré:
more de la Société des Ingéni
sultats de l'organisation scientifique du tr eurs-Civils de France, No 7 à 9, 1918.
F-W. Yaycor. Principes d'organisation scientifique des usines
Jouuere. Journal of the Institute of Brewing, 1919. p. 250.
tublissements
ni s que les au début elle on penser ui) Pratiques les lei, c'est le ide minutieunent sont aurs grande, il e plus de dire Dans un:
sars Civils de ments où l'or- Hn compte une é industrielle,
ht de dire que transportwent in salaire bien uit esCcOoniptei aux à la pelle ins long, La de avec moins * en une jJourts. Dans une des trois-huit
{1S barils en m signale que un temps plus ut de Sà8 la bbé chez Zeiss, rrélative à une LUX, par EXCMec 7 heures et icge, Fromont
ie du travail, Mé- IOIS,
S USTieCS
pe uote aucune diminution de production. Dans une comimupication à | \eudémie des Sciences de Paris (26 mars 1919), M. de Chardonnet cite les résultats obtenus en Hongrie dans une fabri- Que de soi artificielle, il conclut à Micacité du système des troishuit pour cette industrie à marche continue.
Nous ue pouvons donner communication de tous les documents polataut les expériences faites, nous avons choisi un peu partout et dans différents domaines, tous concluent à un rendement augpunté avec des heures réduites. Rappelons en dernier leu l'avis d'Albert Thomas, sigaalons aussi une enquête faite pendant la guerre p: le ministère du Trar ul de France en 1918, sur « la durée du travail féminin et son rendement. » * On a trouvé que la diminution de la fatigue amèr l'auementation du rendement et qu € réduction de la journée de travail quand elle s'accompaent d'une bonue orwanisation techniqu de l'institution du salaire aux piéces et d'une surve lance attentive des ouvriers n'entraine auœuue diminution de rendement, bien au contraire. » Des travaux
logues ont été faits dans d'autres pays, les conclusions sont sem- Lu les et nous pouvons Hous considé er en pPOSSCSSIO n d'une gr une doi générale du travail. D'ailleurs il faut savoir que devant la Comhission des Traités internationaux à la session spéciale de 1919, wtte question de la production a été la plus discutée. Avant d'actopter un texte proposant ja journée de huit heures, les délégués patronaux ont inscrit dans leur déclaration : «les délégués ouvriers &vant affirmé que la limitation de la duréc du travail ne nuira pas à la production et même l'accroitra, les délégués PRES en prenbent acte et sont prêts à étudier les mesures anse à cet eftet et les modalités susvisées » Le secrétaire général de la Confédération générale du Travail, Léon Jouhaux, a, sn quelques dunes orienté les revendications de son puissant groupe VEIS Un â-pect plus scientifique et il n'a € ssé de proclamer durant la guerre a nécessité d'une nes non contrariée, Pour y aboutir, il a toujours réclamé une diminution des heures de travail et ses délarations, basées sur une connaissance véritabl du problème du ravail et du travailleur, méritent d'être prises en sérieuse considépation. Xe doit-on pas donner erédit à cette déclaration formulée devant la Commission des Traités internationaux et attendre un pou les résultats de cette expérience généralisée.
SJ, Cnamsoxxaup. Les affaires el Le personnel, tome iii
2er Picard. L'Europe Nouvelle, No 49, octobre 1919
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Reste la question de la concurrence étrangère. Elle se scinblablement peu réel} puisque nous voyons qui les hi travail n'ont pas sur a production les effets qu'on pense D'ailleurs, n'assistons-nous pas à une adoption générale : les pays de la journée de huit heures? I y a une tenda réalisation dé qui ques idées généreuses incluses dans le Paix, dont un des grands mérites est, non pas tant de cor paix pour 1919, mais d'essayer d'apporter un adoucissant tu futures et surtout d'atténuer dans le monde civilisé la terri des classes. Sides pays ne veulent pas accéder à la derman fication des lois relatives au travail et bien, il ne tardera former contre eux des ligues qui les géneront singulière leur développement. La prenuère Conférence mternati Travail de Washington d'octobre 1919, avait à étudier comi tion première l'application de la journée de $S heures. pays qui voudraient se soustraire au principe ne tardero être blfmés devant la civilisation.
On peut done dire aujourd'hui, que Ja plupi © des tra
du monde sont sur le point de bénéficier de la journée de ]
res, Nous n'avons pas à escompter avant quelques anné sultats d'une telle mesure Elle en appelle beaucoup d on veut sméliorer Fhvgiène sociale. La réduetion du 1
travail a toujours été la conséquence du développement de trie; il ne faut pas tout simplement que lune marche plus l'autre.
Du fait de la non diminution des salaires et du ma la produetion à son taux normal où supérieur, le relève prix de revient ne saurait être imputable à la diminution à l'usine. Môme dans quelques cas les frais généraux accuser un Héchissement si, avec le même matéricl on produ que pour un rendement égal des dépenses telles que énergie ge, usures, déchets et malfaçon sont umoindries. Peu début, devant les nouveautés du système v aura-t-l dimin bénéfices pour le patron, nous ne doutons pas qu'il s'ingé
ramener à leur taux désirable. Si avant lPexpérie prix sont auginentés, le patron est malhonnète
tera Je prolétariat à une nouvelle lutte. Le coût vice ne devrait pas s'élever du fait de la journée de et la prod + Je voux bien que la main
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soit un facteur important du coût de la vie, mais ce n’est jours à lui qu'on doit en imputer le taux élevé. Quand
Elle sera vrai le | heures de pense à priori érale par tous tendance à la Fraité di
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