‹ La journée de huit heures [microform]Chapitre 47 sur 69 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p

marquée de la durée du travail (1), soit à l'inertie d’un certain nombre de travailleurs, soit enfin à ■ l’affaiblissement de la discipline. Le défaut de prévoyance de l’administration centrale, les retards apportés àla passation des marchés et aux commandes y ont contribué aussi dans une large part (2). »

La journée de huit heures ne pourra produire de bons résultats que si elle est accompagnée d’une intensité de travail plus grande. Cette condition essentielle n’a pas été remplie dans la Marine, et de là les conséquences lâcheuses de toute nature, que l’on a pu constater dans nos arsenaux.

Notons, en passant, les plaintes des ouvriers de l’industrie privée qui accusent, non sans raison, les ouvriers des arsenaux de leur faire une concurrence désastreuse, une fois qu’ils sont sortis de rétablissement del’Ltat (3). Or n’est-il pas évident

1. — M. l’ingénieur en chef Laubeuf, dans une note remontant au mois de décembre 1904, au sujet de l’arsenal de Toulon, déclare que « la journée de huit heures ne donne pas huit heures de travail effectif, mais sept heures dix minutes environ pour les travaux faits au Mourillon ou au poste d’achèvement à flot. L’ancienne journée de neuf heures et demie donnait huit heures et demie en moyenne. » (Notes sur la journée de huit heures dans les établissements

industriels de I Etat. Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, 1906, p. 21.)

Page 1