‹ La journée de huit heures [microform]Chapitre 7 sur 69 · Séance du 8 septembre · texte numérisé non relu

Séance du 8 septembre

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quence, de sauvegarder les apparences, et on vota une réforme qui, dans les conditions où elle fut établie, devait rester à letat de lettre morte.

Comme la fort bien expliqué M. Mataja, « voté avec répugnance comme moyen de donner satisfaction aux masses par de vaines paroles, produit d’un manque de sincérité, le décret de septembre continua de mener seulement une apparence de vie, de sorte que ce ne fut qu’à sa parfaite innocence qu’il dut d’étre souffert si longtemps » ^1).

La disposition essentielle du nouveau décret était contenue dans l’article L*' ainsi concu :

« La journée de l’ouvrier dans les manufactures et les usines ne pourra pas excéder douze heures de travail effectif, »

Il y aurait eu lieu cependant de se féliciter d une pareille mesure qui évitait les pires excès dont nous avons reconnu l’existence dans la première partie du xix® siècle : mais il aurait fallu, pour cela, qu’elle fut mise effectivement en pratique: or, ni l’application du décret, ni la surveillance qu’elle devait comporter ne furent sérieusement organisées. Le laisser-faire économique put, dès lors, s exercer librement, et ce ne fut pas sans raison que les économistes orthodoxes se réjouirent de leur victoire.

« Il ne sera pas dit, s’écrie triomphalement l’un des rédacteurs du Journal des Economistes, que

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