A L'ÉVASION DU GÉNÉRAL DUCBOT
Évadé dans la nuit du H au 12 septembre, le général Ducrot, eu arrivant à Chagny dans la soirée du 12, envoyait à sa famille le télégramme suivant :
« Chtgny, 13 septembre 1870.
i> Madame, Ducrot, à Pougues-ks-Eattx.
s> Je me sui* échappé û<;~ mains des Prussiens. — s Je suis libre de ma personne, libre de tout engageb mont. — J'arriverai cette nuit à Chamelles. *
Arrivé en Nivernais, dans la nuit du 13 au 14, il venait d'embrasser sa femme et ses enfants lorsqu'il reçut un télé^ratninu du puerai Tïocliu qui l'invitait à se rendre immédiatement à Paris. — Trois heures après, il partait pur la voie de Bourges, celle de Fontainebleau étant déjà coupée. — Le 15 au matin, il était à l'aris; le 10, il prenait le Mm mandement dos i3" cCi't' corps; le 17, il visitait avec le gouverneur de Paris les hauteurs qui s'étendent de Montretout à
Bagneux. et jugeant qu'il fallait au moins tenter de les défendre, il s'installait dans la soirée, aveolel/t" corps, sur les hauteurs do CMtlHon.
Dans la journée du 18, prévenu par ses reconnais- Saint-Georges ut Choisy-le-iioi, il prenait la résolution de les attaquer pendant leur marche téméraire sur Versailles, par le ravin de la Biûvrc.
Dans ce but, il livrait le 19, le combat de Chiitillon qui, s'il eut été heureux, aurait certainement retardé do plusieurs semaines l'investi cernent du Paris et permis de mettre eu sérieux état de défense toutes ces positions importantes sur lesquelles les travaux n'étaient encore qu'ébauchés.
Lettre du colonel Rvbert, chef de l'élat-major général du 1" corps, à M. le général Ducrot.
Stetlio, El février mt (Pomératiie).
Mon général,
J'ai fermé hier la lettre que je vous ai adressée avant d'avoir terminé les renseignements que je désirais vous donner; je tenais avant tout à coque cette lettre partît sans plus de retard. Je viens compléter aujourd'hui les indications et explications nécessaires.
Nous avions lu dans les journaux, pendant la première quinzaine d'octobre, et notamment dans le Times, l'Indépendance et quelques journaux allemands, l'accusation que l'on faisait peser sur vous à propos de votre retour en France. Comme j'avais ici avec moi tout notre état-major da 1" corps, je réunis
eos messieurs, et nous résolûmes rte protester contre celte accusation, nous qui savions combien elle était mal l'ondée, et qui étions vos témoins d'autant plus dignes de loi, que nous nous trouvions depuis plus d'un mois déjà tout à t'ait séparés de vous et tout à fait libres de nous taire, si nous n'eussions rien eu à dire pour votre justification. — -Notre première idée fut d'envoyer des réponses aux journaux signées de nous tous; mais nous avions pris en arrivant ici rengagement d'honneur (qui demeure encore maintenu) de ne recevoir et de n'envoyer aucune correspondance autrement que par l'intermédiaire du commandant militaire rte Stettin. — Nous dûmes donc en référer à ce eenunaiidunl ■ dès lois nous eûmes l'idée qu'il convenait de donner à notre démarche un caractère plus sérieux que celui nui résuUernit d'une simple réponse aux journaux, et nous résolûmes de déposer une protestation signée de nous tous entre les mains du général commandant la forteresse de Stettin, avec prière rie la transmettre au commandement supérieur de l'armée allemande. —Nous demandâmes, moi, Coibin et Houlf, une audience au général, M. de Freiholl [maintenant décédé). Je remis entre ses mains notre protostation collective et la minute en allemand et en français de la note que nous demandions à faire insérer dans les journaux.— Nous eûmes nue assez, longue conversation avec le général, par l'intermédiaire du capitaine Rouff, qui parle l'allemand. — Il fut bienveillant, nous engagea a ne rien écrire dans les journaux, parce que ce serait ouvrir une polémique interminable et présentant rte grands inconvénient. (Nous dûmes comprendre que son conseil était un ordre.) Il ajouta que vous sauriez bien répondre vous-même sans doute. — Quant à la pro-
tustalion, il vit aussi des inconvénients, nous dît-il, à la transmettre an ministre de la guerre à Berlin; mais en résumé il ne nous I.l rendit point et la conserva. — Enfin, lorsque j'eus insisté pour que Roiiff lui expliquât bien les termes de ln. capitulation, d'une part, et ceux du sauf-conduit, de l'autre, et tout ce que vous aviez fait pour dégager rigoureusement votre parole, il fut conduit à dire que si les choses étaient ainsi, il pensait qu'il 'se serait cru autorisé à faire comme vous, -l'appuyai sur le texte de la capitulation qui partage les officiers en deux catégories, l'une (art. 2) composée de ceux qui rentraient en France, en signant le rcrers, avec armes, chevaux et bagages, et qui devenaient libres sur parole, hic et num; l'autre (art. 5) composée de ceux qui, n'ayant pas voulu du bénéfice de l'article 2, demeuraient, une fois enclos dans la prison d'iges, des prisonnière gardes, exposés aux coups de fusil en cas de tentative d'évasion. — C'est dans cette seconde catégorie que nous avons, vous et nous, été compris, et dont nous no sommes sortis nous qui n'avons pu nous échapper) qu'après notre arrivée ici. en signant un -nouvel eityayemertt d'honneur. — Ue n'est que transitai renient et uniquement pour le trajet de Glaire a Pont-à-Mousson, que nous sommes devenus prisonniers sur parole; et nous sommes rrd.':t<rnits /'rhonniers gardé*. au moment oii, après nous être rendus tous à la gare à l'heure prescrite, nous nous y sommes mis pour la seconde fois (l'ayant déjà fait, une première fois sur la place de l'hôtel de ville) à la disposition de l'autorité allemande, dans une g. m: gardée par des sentinelles qui avaient chargé leurs armes devant nous. Voilà ce que nous avons expliqué au général de Frciholl, et ce que contenait en substance notre protestation dont,
au surplus, je compte vous envoyer une copie certifiée par moi. Je ne crois pas me tromper en pensant que notre protestation aiir.i été envoyée au ministre;
archives de la nommandat.uru puisqu'on no nous l'a pas rendue.
Voilà, mon général, les renseignements que je tenais à vous donner. M™ Ducrot a été précédemment informée sommairement de la démarche que nous avions faite et peut-être aura-t-ellc pu déjà vous en donner avis. — ■ Les signataires sont, avec moi, Corbin, Houtf, l'eloux, de Sancy. de la Noue, Achard, d'Aupias, des Roches et du Llssae. — La protestation est en date du 14 octobre.
Adieu, mon général, je vous adresse encore cette lettre à Paris, sans trop savoir si ce n'est pas plutôt à Bordeaux qu'elle devrait être envoyée. — Je vous prie d'agréer l'assurance de mon respectueux attachement.
Ls colonel rode ut.
Lettre de M, le colonel Robert (1), chef de l'état-major général du i" corps, A M. h ijénéral de Freikoll, commandant ta place de Stetlhi.
Slailid, le H oclobro IBM,
Monsieur ie général, M. le général de <livi>iun Ducrot.. ancien commandant en chef du t" corps de l'armée du maréchal de Mac-Mahon, a été accusé dans quelques journaux, d'après des renseignements venus, disent-ils, de Ferrièros, d'avoir manqué à sa parole d'honneur après la
(i) Aujourd'hui général Robert, tepréseniata i l'Aswrniilin! natta-
capitulation de Sedan, en rentrant en France au lieu de se constituer prisonnier en Allemagne, comme il l'avait promis. De nouveaux commentaires à la charge de cet officiel' général viennent Je se produire dans le journal de Stettin du 1-1 octobre, en réponse à ce qu'il parait, à une note rectificative insérée dans un journal français.
Les officiers qui, sous mes ordres, ont, en dernier Heu composé l'étïit-iiiujorfiéiiéi'ul dul" corps d'armée, ut qui sont présents à St.et.titi, se sont émus avec moi do ces accusation- réitérées publiées contre leur ancien chef, et nous avons considéré comme un devoir d'honneur et de conscience de protester sans plus tarder contre elles, en apportant ici le témoignage des faits qui sont à notre connaissant et qui disculpent le général Ducrot des imputations dont il est l'objet.
Ces faits sont consignés dans une note ci-jointe ; — J'ai l'honneur de vous prier, Monsieur le général, tant en mon nom personnel qu'au nom des officiers signataires de cette note, de vouloir bien la soumettre, avec ma présente lettre, au commandant supérieur de l'armée allemande.
Nous vous prions en même temps de nous permettre de faire insérer dans le journal de Stettin et dans l'hulépendana: (u;/;/c une autre note dont nous mettons le texte sous vos yeux.
Agréez, elc.
Signé : Unlnucl bohebt.
Protestation des officiers de l'état-major général du i" corps
l,i - f ■■Itkirr-. •••u.^l^lrfe >YuUt -il i]*1iutT
p osé l'état-major général du 1" corps d'armée, pro-
testent contre les accusations dont M. le général Ducrot est en ce moment l'objet dans plusieurs journaux, et motivent leur protestation par les faits qu'ils attestent :
1° M. lo général Ducrot ne fut point autorisé, comme le furent plusieurs généraux, à se rendre librement, dans un délai et par un itinéraire déterminé, en passant par la Belgique, dans la ville d'Allemagne qui lui serait désignée comme lieu de captivité, mais il lui fut permis seuloment (comme à tous les autres généraux qui demeurèrent quelque temps avec les troupes dans la presqu'ile de Glaire) de se rendre librement, sur parole, de Glaire à Pont-à-Mousson, avec ordro d'y arriver à jour et à heure fixes, en marchant avec ses officiers d'état-major, et en se faisant suivre de quelques domestiquer, rte quelque* diovaux et de bagages portés sur des voitures.
2' L'engagement écrit qui lui fut alors imposé, le constituait prisonnier sur parole d'une maitihr. rsnentidli:)ncnt temporaire, et seulement pour le trajet de Glaire à Pont-à-Mousson, où il devait se mettre à la disposition du commandant militaire, lui, son étatmajor et sa suite, le 11 septembre vers midi.
3° Lo général Ducrot, nous l'affirmons, a rempli de point en point cet utilement. — Non-souicment il s'est rendu avec nous à Pont-à-Mousson, non-seulement il s'y est mis comme nous à ladisposition du commandant militaire en envoyant un de ses officiers d'ordonnance (qui parlait la langue allemande) présenter et rendre le sauf-conduit qui lui avait été remis à Glaire ; mais encore, après avoir reçu, par l'intermédiaire de cet officier d'ordonnance, l'ordre de se rendre vers une heure et demie à la gare du chemin de fer, il s'est réellement rendu, en tenue militaire, dans
celte gare, où nous l'avons vu pendant que le départ du convoi qui devait nous emmener se préparait par les soins d'un commissaire allemand. Ce' convoi, qui contenait un ^ruud nombre de soldats prisonniers et
n'est d'ailleurs parti que vers quatre heures. Un poste militaire, doul h's nrnir.s unaienl été chargées devant nous, faisait alors un service de surveillance dans la gare et aux alentours.
Là se bornent les faits que nous pouvons attester avec certitude, car au moment où le départ du train était enfin prochain, nous sommes montés à la hâte dans une voiture de troisième classe qui nous a été désignée et nous n'avons plus revu M. le général Ducrot.
Il résulte pour nous de ces faits que si M. le général Ducrot, a. partir de ce moment a pu, soit à Pout-à- Mousson. soit ailleur.-. teul r et accomplir une évasion qui devait être assez difficile et qui n'était pas sans périls, c'est qu'il pouvait se considérer comme ayant cessé d'être prisonnier sur parole, pour devenir un prisonnier surveillé.
Slctlin, If oclùbra
un\, tapitmiii' d'État-omJor ; «IT.1KD, lajiilaiiip il'ErliltiTlc; lits KnCHfS. 1 j 0 1 1 ( t> nnnl du 10" lirions; tiiwit!, In'iilenaril du li' choiscura; iiE UHCï, lieutenant t!'«iit-Mujtir ;iikhn(il>:, lj^iitn mtd'iilaimujnrj ]>t mssac, lieutenant du 10= bulni!l(.n de flli.iswiirj : [îfilcicrs nyaul coml>iK i uliLl major L'outrai du I" corps.
Au moment où la convention du 28 janvier fut signée, le général Ducrot se trouvait sans commandement; il avait été mis en disponibilité lors do la réorganisation de toutes les forces militaires de Paris en une seule armée, sous le commandement eu chef
Lorsque réut-major général et le ministre de la guerre établirent les listes dus prisonniers de guerre, le général Ducrot ne fut compris sur aucune et l'observation eu fut faite par M. le comte de Bismarck dans une conversation qu'il eut avec M. Jules Favro le 0 du mois de février.
Toutefois, M. de Bismarck admit comme parfaitement fondée la raison donnée par M. Jules Favre, à savoir, que le général Ducrot n'avait pas été considéré comme prisonnier, parce qu'il n'appartenait plus ù - l'armée active au moment de la signature de la convention. — Le comte de Bismarck ajouta : i Tant s mieux, cela tiiuplilic les choses. parce que nous » pourrions avoir une question délicate à régler avec, > le général Ducrot an sujet de son évasion, après la
Aussitôt qae le général 1 inerot eut connaissance de cedouble fait, c'est-à-dire, de Sun omission sur la liste des prisonniers et de la persistance de M. de Bismarck il mettre en doute la régularité de sa situation, comme prisonnier évadé, il adressa au major-général de l'armée allemande la lettre suivante :
ftiris, lOKvrior 1871.
Mon général, J'apprends à l'instant, par M. Jules Favre, qui a eu à ce sujet une conversation avec M. le comte de Bis-
mardi que je ne suis pas compris sur la liste dos prisonniers de guerre.
Il est vrai que j'ai été mis en disponibilité le 26 janvier, c'est-à-dire antérieurement à la convention du 28, mais je ne saurais me retrancher derrière une subtilité réglementa ire pour bénéficier d'une disposition aussi imprévue.
Je tiens à honneur de partager le sort de l'armée que j'ai commandée pendant toute la durée du siège, et je prie Votre Excellence de vouloir bien faire ajouter mon nom à ceux dus officiers portés sur là liste qui est entre ses mains.
Cette formalité Rtojilii'. }<: prie Vol.ro ilAcellciïcu de vouloir bien me donner ies moyens de comparaître le plus tut possible devant un conseil de guerre ou un tribunal d'honneur pour statuer sur la question de mon évasion, après la capitulation de Sedan ; évasion au sujet de laquelle, j'ai vu avec douleur que malgré les explications très-nettes que j'ai fournies, des doutes sont restés dans l'esprit dos officiers do l'armée allemande.
Je réclamerai lo mémo droit pour quatre officiers de mon état-major qui sont dans la même situation que moi, ce sont : MM. le comte de ohabannes, chef d'escadron d'état-major; le commandant bossas, chef d'escadron d'état-major ; lu baron favkbot de ker- BRECk, cher d'escadron de cavalerie; le capitaine de uaston, officier d'ordonnance.
Veuillez agréer, mon général, l'assurance de ma iiaute considération.
Le péiifral du ilivi?iii!i.
lix-gétiéral en dii-f ,],■ ].i dcuxifnu! urniée de Pari*.
lettre iiti quartier général prussien par le commandant Faverot de Kerbreck et le capitaine de Gaston, précisément rites diins ladite lettre.
Leur présence n'amena aucune observation delà part de l'élut-major allemand, et dés le lendemain le général Ducrot recevait de M. le comtu de Moltke la réponse à sa lettre.
. S. .''I. l l-iTi]i tireur.
Chef d'ctul-major générul de l'urmte.
A Son ExcelU'tit:e l'ex-Kommandcml la 2" armée de Paris, M. te général de division A. Ducrot.
J'ai l'honneur de répondre très-respectueusement a la lettre que Votre Excellence a bien voulu m'adressa: hier que, suivant le vœu qui y est exprimé, le nom de "Votre Excellence sera porté sur la liste des prisonniers de guerre de Paris. — En conséquence de la proposition que l'ait ensuite Votre Excellence, le conseil de guerre demandé sera réuni aussitôt que cela sera pratiquement, possible, et Votre Excellence sera avertie de l'époque de cette convocation pur le ministre de la guerre et de la marine, le général d'infanterie de Roon.
Avec une haute considération,
Je suis, très-respectueusement,
Comte DE MOLTKE,
Cênérul il'inlimdTin H i:lii'f «'fl.iî-iiiiijur aOii';:»] lie l'urmêe allemande.
— ir>n —
Le général Ducrot répliqua immédiatement à M. le général dû Moltko dans les termes suivants :
l'orit, M février 1871.
A Son Excellence le comte de Mullkr, qcncrat d'infanterie, chef d'élat-major général (le l'armée allemande.
J'ai l'honneur d'informer Votre Excellence que je me rends à Bordeaux, pour siéger à l'Assemblée nationale. Je me tiendrai à la disposition du conseil de guerre annoncé, lorsqu'il paraîtra possible à Son Excellence Monsieur le ministre de lluen de le convoquer.
Veuillez agréer, mou général, l'assurance de ma haute considér ation,
l.c gém-rul Ae diviïidii
Ce fut M. le comte de Uisinarck qui répondit à cette seconde lettre.
VomUIm, H féirifr IBÏi.
En réponse à votre gracieuse lettre du 14 de ce mois à Son Excellence Monsieur le général île Moltke et qui me l'a remise, j'ai l'honneur de vous répondre, avec le plus prni'rmd respect, qui: jefqiriri les officiers français prisonniers de guerre ipli ont. prié Sa Majesté l'Empereur et Roi de leur permettre d'aller à Bordeaux, ont reçu la présente lettre. — Et pour cette raison, je vous offre un même écrit, puisque selon votre désir vous avez été compris parmi les officiers français prisonniers.
Veuillez agréer, Monsieur le général, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
Comte nu mail es,
Diïiizod bv Ce
Le général Ducrot a vainement attendu qu'il tût pmtiijueiMiit possible de réunir le conseil de guerre annoncé par M. le général de Moltke. Ne voulant pas cependant laisser subsister l'ombre d'un doute sur la parfaite loyauté de sa conduite, il a demandé à soumettre les faits relatifs à son évasion à l'examen de la commission instituée par la loi que l'Assemblée nationale a votée dans sa séance du 8 août 1871. A. lasuitc de cet examen, le président do la commission, l'honorable général Ghangarnier, a adressé au général Ducrot la lettre suivante :
Monsieur le, tjénvrul biarrot, à V Assxmblie. nationale.
Versailles, lii septembre 1871.
Cher général, La commission nommée par l'Assemblée nationale, en exécution do la loi votée le 8 août 1871, a entendu lus explications que vous ave/, spantauément cru dc-
pitulatïon Ue Sedan.— Elle vous félicite, cher général, d'avoir tenu à honneur de reprendra les armes dès qu'il vous a été possible de vous soustraire à la surveillance de l'ennemi dont vous étiez le prisonnier
Croyez, cher général, à mes sentiments d'affectueuse estime.
Le Priliticnt,