DE SOUMISSION
ON assure icy que l'inconstant Trasile qui s'estoit brouillé avec Sapho a fait sa paix avec elle en luy envoyant un lapin ' qui parle, non seulement mieux qu'un perroquet, mais qui parle come un livre, et come un agréable livre. On a, pourtant, bien de la peine à croire ce prodige; car Trasile n'a pas la mine d'un Magicien ^■
DE TENDRE Epuis l'arrivée de la Dame de l'Isle flottante, et de cette charmante Estrangère qui est venue
dans l'eau. H en fit depuis une relation très-ingénieuse. On
l'arcuse d'estre inconstant en amour, el l'on dit que son inconstance vient de sa paresse. « Conr.
• » C'est que le lendemain de cette promenade mélancolii|ue, il lui envoya un lapin privé, qu'il feignit estre un autrr lapin qui avolt passé devant leur carrosse, dans la forest de l.ivry; av'îcdes vers fort jolis oi'i il faisoit parler le lapin. wConr.
* ■' C'est que Trasile i-st très-bien l'ail el de bonne mine ce (|uo ne sont pas ordinairement les majîiciens. > Coni.
par bateau, on n'a parlé que de réjouissances dans nostre ville. Ce qui en a augmenté la joye, est, que les Dames exilées y sont revenues, après avoir t'ait de nouvelles protestations d'observer exactement toutes les coutumes du pais de Tendre. Il y a, pourtant, toujours quelque petite disposition à de nouvelles factions; car come la ville est partagée en deux par la Rivière qui la traverse ' , une partie de ceux qui habitent l'Ancienne-Ville, murmurent secrètement de ce qu'on reçoit tant de gens dans ta nouvelle. Et eu effet, quelques-uns d'entr'eux ont fait obstacle depuis peu à la réception de plusieurs nouveaux-venus, qui sont arrivés à nos faubourgs; car depuis quelques jours, nous avons icy la plus agréable compagnie du monde. Ce qui contribue à la rendre telle, c'est que cette Priiicesse -, qui avoit pris le chemin de Tendre-sur-Reconnaissance, est venue loger au faubourg qui regarde vers la Mer Dangereuse; que l'illustre Aijathijrse est au mesme lieu; et que le fameux Méliante ^ s'est logé tout-contre les portes de la
' 'I V Ancienne-Ville est la maison de Philoxène et de Doratise, qui n'est séparée que par le ruisseau de la rue, de celle d'Agélasle où se lient le Samedy, entendue icy par la Nouvelle-Ville.» Conr.
^ La romlesse de Rieux.
3 Doneville, conseiller au Parlement de Toulouse.
ville; car come il a esté fort malade, il a voulu estre proche des médecins. Pour l'aymable Trasile, après avoir, à la tin, quitté des dames qu'il avoit rencontrées, il s'est venu loger au bout du pont, en un lieu où ses gens l'attendoient avec des habillemens ; mais pour le malicieux Acante\ il avoit d'abord choisy le faubourg qui est opposé à Tendre-sur-Estime, avec intention d^y estre , jusqu'à ce qu'on l'eust examiné, suivant la coustume, aussi bien que les autres qui prétendoient entrer; mais il est arrivé des choses qui lui ont fait changer de lieu. Ce qui a fait ce changement, c'est que dans le mesme temps qu'on se préparoit à examiner si tous ceux qui se préscntoient seroient receus, on a eu nouvelle quun agréable Estranger ^, qui s'estoit arresté à Tiédeur , en estoit à la fin party, dans un petit char, peint et doré, pour venir à Tendre, à petites journées, et qu'il y a beaucoup de gens à Petits-Soins, à Billets-Doux et à Grand- Esprit qui prétendent encore venir icy ; de sorte qu'une partie des principaux de l'ancienne ville se
> « Il est appelé le malicieux Àcanle, parce qu'il imagine toujours quelque malice innocente et ingénieuse pour se divertir et pour divertir les aymables persones avec qui il est d'ordinaire. « Coni.
2 Moreau. Voyez l'article de Tiédeur.
sont assemblez chez le généreux Mégabase ', qui ' est fort considéré en ce lieu ; et ils ont résolu de prier instamment Sapho de ne recevoir plus d'Estrangers dans la ville qu'elle a bastie, sans les obliger à faire des preuves très-exactes sur toutes les clioses nécessaires pour estre receu à Tendre^. Hamilcar, qui depuis quelque temps est revenu icy d'un assez long voyage, où il a pensé faire plus d'une fois naufrage, fait ce qu'il peut pour empescher que la chose n'esclate ; car corne il ayme les festes et les plaisirs, il aymeroit mieux qu'on receust cent tendres amis dans la ville, que d'en défendre l'entrée à une personne agréable. Mais quoy qu'il ayt pu dire, les plus factieux insultant sur les nouveaux-venus, ont d\[.(\u' Agathyrse estoit incapable de s'assujettir aux loix du pais. Ils sont pourtant tombez d'accord , qu'il avoit tout le mérite qu'il falloit avoir pour estre receu favorablement; mais ils ont opiniâtrement soutenu en suitte, qu'il estoit plus propre à donner des loix qu'à en suivre ; qu'il ne seroit pas plustost receu, qu'il voudroit chasser tous les autres; qu'il avoit
' Le marquis de Montausier, ainsi appelé dans le Grand- Cyrus, t. VII.
2 <: C'est que M. Sarasin avoil eslé fort longtemps absent et avoit eu peu de soin d'entretenir son ancienne correspondance avec MlleScudéry. » Conr.
naturellement plus de penchant à l'amour qu'à raraitic ; et qu'il estoit enfin dangereux de le recevoir, si on ne vouloil exposer l'Estat à une révolution générale. Pour Mi-liante, ils ont avoué qu'il n'estoit pas impossible qu'il s'assujettist aux loix du pais. Ils sont mesme tombez d'accord, que son inclination portoit plus à l'amitié tendre et galante qu'à l'amour; et ils ont confessé qu'il méritoit d'estre receu, pourveù qu'il fust effectivement le Méliante dont Sapho leur avait parlé. Mais pour Tempescher d'entrer dans la ville, ils ont dit qu'ils avoyent esté avertis, et qu'il y avoit un autre homme au monde qui se nommoit Artimasi, qui lui ressembloit tellement, qu'on ne pouvoit remarquer nulle différence, ni en leur visage, ni en leur taille , ni en leurs actions ; qu'il falloit bien prendre garde de ne s'y tromper pas, parce qu'encore qu'ils fussent semblables en beaucoup de choses extérieures, ils avoient le cœur tout différent, en cas d'amitié. En suitte, pour fortifier leurs raisons, ils ont dit que come il y avoit bien eu aussi un faux Mustapha, il pourroit bien y avoir un faux Mdiante. Après quoy ils ont prié celle qui a droit de refuser l'entrée de la ville à
^ n II est désigné par ces deux noms dans le Grand-Cyrus, à cause de son humeur qui lient de celles qui sont représentées en ces deux personnages. » Conr.
qui bon luy semble, d'attendre à faire entrer Menante, qu'elle soit pleinement éclaircie de la vérité et (le ne se fier point à ses propres yeux, en celte occasion. Ce n'est pas que Méliante n'ait soutenu hardiment qu' Artimas est mort, et qu'il ne peut ressusciter ; mais ceux qui luy estoient contraires, ne l'ayant pas voulu croire, la chose en est demeurée là. Pour la Princesse nouvelle-venue^, ils soutiennent qu'il suffit de dire sa qualité pour rendre sa réception difficile, parce que, depuis le commencement de nostre empire , on n'a jamais ouï dire que personne de cette condition ayt esté tout-à-fait digne d'estre receu à Tendre. Pour Trasile, ceux qui luy veulent nuyre disent, que ses amours sont si tièdes, qu'il n'y a pas trop d'apparence qu'il soit capable d'une amitié ardente et tendre , et qu'il n'est pas mesme trop croyable, qu'il puisse s'cmpescher d'avoir toujours quelque demy-maistresse; ce qui seroit d'un fort mauvais exemple dans Tendre, quand mesme on tomberoit d'accord que cela ne seruit pas dangereux; avouant, qu'à cela près, il a toutes les qualitez nécessaires pour y estre receu. Pour Acante, on ne luy reproche ni tiédeur ni inconstance; on publie mesme tout haut, qu'il a un mérite infiny, et qu'il est digne d'estre à Tendre; mais ceux qui s'opposent à
' La comtesse de Rieux.
sa réception, disent, qu'avant de venir à Nouvelle- Amitié, il avoit passe par un lieu où ily avoit une maladie contagieuse, qui est la plus cruelle chose du monde, car elle oste le repos ; elle oste mesmc quelquefois la raison ; elle fait tantost rire et tantost pleurer; on soupire souvent, sans savoir pourquoy; et on fait, enfin, de si terribles choses, qu'il n'y a rien de plus surprenant que de voir ceux qui ont ce mal, lorsqu'ils l'ont violent; et ce qu'il y a de plus fâcheux, c'est que, selon la disposition où l'on est, on le prend fort aysément, car il ne faut quelquefois que rencontrer les yeux de ceux qui en sont atteints, pour en avoir le cœur touché; de sorte que sachant c[u' Acante avoit non seulement esté en un lieu où cette maladie estoit, mais qu'il avoit esté luy-mesme en danger d'en mourir ; ceux de ['Ancienne ville ont obligé Sapho de le faire mener en une maison destinée à la purification de ceux qui ont esté en mauvais air. Ce n'est pas qu'elle craigne ce mal-là pour elle; car elle s'est trouvée autrefois avec des gens qui l'avoient, sans le prendre ; mais il y a plusieurs raisons importantes qui l'obligent à estre fort exacte en ces sortes de choses. Cependant, Acante doit estre 40 jours au lieu où l'on l'a conduit, pendant lesquels deux personnes fort expérimentées en la connoissance de ce mal, l'observent soigneusement, pour voir s'il n'en a plus aucune incommodité. On
creût mesme le premier jour qu'il y fut, qu'il en estoit encore un peu altaqué ; car il soupira plusieurs fois, sans nulle cause apparente. Mais il soutint hardiment que ses soupirs estoient des soupirs d'amitié , et qu'il y avoit de plusieurs espèces de soupirs, rapportant, pour autorité, une chanson qu'il avoit ouï chauler fort agréablement à l'illustre Agatlujrse, par où il parait qu'il y a des soupirs de tristesse et des soupirs d'allégresse. Mais ce qu'il y a d'avantageux pour lui est qu'il est en un lieu si agréable, qu'il ne s'y peut ennuyer ; car la maison est belle, le jardin admirable et les fontaines merveilleuses. Il a mesme obtenu la permission d'écrire à ceux de sa connoissance qui sont à Tendre, quoy qu'on die qu'il y ayt quelque danger à recevoir des lettres de ceux qui ont cette espèce de mal dont il s'agit; si bien qu'il ne se passe point de jour qu'il n'écrive quelque galanterie ingénieuse ou en vers, ou en prose, qu'il adresse tantost à la discrète Agélaste, tantost à la redoutable Doralise , tantost au sage Théodamas., et tantost à celle qui a basty noslre ville '. En eflfet, il luy envoya hier un Dialogue entre l' Aurore
1 11 Mlle de Scudéry, autrement Sapho, qui a fait la carie de Tendre, laquelle se voit dans le premier volume de Clélie, el sur laquelle tout cecy est fondé. ■< Conr.
LA (iAZETTR liF. TENDRE. 83
et luy ', qui est une Tort ingénieuse et fort agréabltchose. Mais durant qa'Acante est dans cette lielic solitude, Méliante, Agathyrse et Trasile visitent les deliors de la ville, où il y a de belles choses à voir. Ils voyent mesme quelquefois Sapho, car elle va presque tous les jours voir travailler les premiers Architectes du monde, qu'elle employé à bastir quatre tombeaux magnifiques ; le premier est ccluy d'un aymable Inconnu ^, qui a voit autrefois esté tout prest d'estre receu à Tendre, qui mourut (|uelques jours avant qu'il y dusl entrer, et qui, pour s'en rendre digne, avoit sacrifié un nombre inliny de galanteries passagères, qui avoient occupé le commencement de sa vie. Aussi void-on plusieurs petits Amours enchaînez aux pieds d'une figure de marbre blanc, qui représente la N'ertu, afin de faire connoistre quels ont esté les sentimens de celuy pour qui ce tombeau est fait. Pour le second, c'est celuy du dernier Mage de Tendre ^, qui est d'une structure admirable, et dont les inscriptions sont fort glorieuses à cet illustre mort;
' « Ce dialogue, qui est trés-ingénieux, fui fait par M. de Pellisson, un matin qu'il estoil seul à rhevai , au sortir de Senlis, pour aller à la Cour, qui esloii à Péronne, un peu avant la délivrance d'Arras. <■ Conr.
* L'abbé de Chandeville.
* L'évèque du Mans.
Sapho n'ayant pas mesme voulu qu'il parusl qu'il avoit esté quatre ans exilé de Tendre ', parce que, depuis qu'elle Tavoit rappelle auprès d'elle, il n'a\ail rien fait qui ne fust digne des premières grâces qu'il avoit receuës. Pour le troisième tombeau, c'est celuy de la belle et cbarmante Elise, où les Grâces et les Muses sont représentées en deuil, à l'entour d'une admirable statue qui la représente. Et le quatrième est celuy du vaillant et infortuné Prince de Pkocêe '^, où l'on void des marques de ses victoires et de son pitoyable destin tout ensemble; car tous ses combats, tant sur mer que sur terre, y sont représentez en basse-laille, jusques à celuy où, ayant passé son épée au travers du corps d'un brave Ibérien qu'il combattoit, il mourut d'un coup de trait qu'on tira de dessus les murailles d'une ville assiégée '^, et mourut en triomphant de son ennemy, après avoir fait mille et mille actions héroïques, et durant la guerre, et durant la paix. Cependant come Sapho, qui fait faire ces superbes tombeaux, ne va jamais voir ceux qui y travaillent, qu'elle n'y soit accompagnée
1 i. C'est qu'il avoit esié ce temjis là sans la voir, mais depuis il regagna par des soins jusqu'à sa mort re temps qu'il avoit perdu. ■ Conr.
^ Baumes.
3 Portolongone, ville de l'île d'Klhe.
LA GAZETTK DE TENDRK. 85
des plus lionnesles gens de noslre Ville, ceu.v qui n'y sont pas encore receus ne sont pas tout à fait à plaindre, puisqu'ils voyent si bonne compagnie ; et Acante seroit plus mallieureiix qu'eux, s'il n'avoit en son propre esprit de quoy se passer de celuy des autres. Mais comme il n'y a rien qu'on ne puisse mal expliquer quand on veut, on dit que la malicieuse Doralise, pour irriter les plus considéial)los (le V ancienne ville de Tendre , a dit à quelques personnes (jue Sapho faisoit semblant de déférer aux avis qu'on luy donnoit, mais qu'elle ne le faisoit que par politique seulement, et qu'elle savoit de bonne part qu'une grande partie de ces nouveaux-venus estoicnt entrez dans la ville incognito, avec l'ayde d'Agélaste et de sa sœur qui les avaient déguisez^ relie dit mesme cela d'un certain ton , qui fait voir qu'elle veut bien qu'on croye qu'ils y sont tous entrez, et qu'elle est bien informée de ce qu'elle dit. F*our l'aymable Fhiloxéne -, elle n'en dit pas autant que la spirituelle Doralise , et elle se contente de sourire, sans la contredire. Mais pour la belle et sage Cléodore, elle s'oppose autant qu'elle peut à la lière Doralise,
* « c'est qu'elles enlendent /idtnirahlcnieiU à habiller ceux (|ui se veulent déguiser, au (Carnaval, ou en d'aulres réjouissances, i Conr.
3 Madame Ara^i>n.ii>.
et lappoiianl fort judicieusement l'exemple du charbonnier ' , elle conclut que chacun est maistre dans sa maison. Pour la belle et jeune Télamire. elle ne se mesle guère des factions de la ville et ne songe qu'à se promener. Elle souhaiteroit mesme fort qu'on fist bien-tost la cérémonie de la réception de tous ces illustres estrangers, afin qu'il y eust quelque feste magnifique. On pense, pourtant, qu'elle ne se fera pas encore si-tost, et que ce beau paresseux, qui est en chemin de venir à Tendre , aura le loisir d'arriver auparavant ; car quand on aura résolu que ces estrangers entreront, il faudra encore bien du temps pour régler leurs rangs avec les anciens, parce qu'il yen a quelquesuns qui prétendent que le droit d'ancienneté n'y fait rien; de sorte qu'il est bien à craindre que l'impatient Agathyrse ne s'en aille, sans s'obstiner à entrer dans la ville; que Trasile n'ayt quelqu'un de ces demy-amours qui luy viennent par oysiveté, avec quelqu'une des dames qui accompagnent cette Princesse estrangère qui est icy ; (^[n'Acanle ne retombe dans ce mal qui l'a tant tourmenté ; que Méliante ne retombe si malade, qu'on luy or-
1 11 C'est que sur re sujets Ml'<^ le (icndre se servoil du |ii( verbe, qui dit. que le rharhonnierdoil cslri' maistre en s maison. <' C.onr.
2 Madame d'Alipio.
donne son air natal ; que la Princesse qui prétendoit entrer sans résistance, à cause de ses bonnes qiialitez, ne se rebute; et que \es nouvelles-venues ne retournent à Négligence , et ne soyent exilées une seconde fois; car comme on leur a presque tout rendu à leur retour, il pourra estie qu'elles ne craindront plus de faillir, et (jue Sapho se repentira de son indulgence, quoyque, jusques à cette heure , elle ne se soit jamais repentie de rien.
LE
CARNAVAL DES PRETIEUSES
N s'imagine à tort que le inonde des précieuses était enfermé dans un cercle de fadeurs, qu'il ne lui arrivait jamais de franchir. Le> luelles s'ébattaient à l'occasion, et avec non moins d'entrain que l'hôtel de Rambouillet qui parfois , dépouillant sa gravité, jouait à colinmaillard comme une académie d'écervelés. A une débauche de madrigaux succédait tout à coup quelque joyeuse scène , aux gestes bruyants, aux libres paroles. — une manière de parade, assaisonnée de sel blanc ou gris. Rien, dit-on . de plus prodigue (pi'un avare qui s'oublie;— rien aussi déplus (olàtre ([unneprécieust' lâche»'.
Que le lecteur veuille bien nous accompagner encore dans un des réduits à la mode du xvne siècle, et nous lui promettons une surprise qui le dédomjnagera amplement des bagatelles gourmées dont nous venons de l'abreuver, sans vergogne aucune... Supposez qu'après avoir bâillé à une tragédie quelconque vous assistez à une amusante pantalonnade. — Mais silence ! \oici déjà les grelots qui retentissent.
LE
CARNAVAL DES PRETIEUSES