‹ La journee des maladesChapitre 24 sur 57 · S . LA JOURNÉE · texte numérisé non relu

S . LA JOURNÉE

connue de l'homme, et le Très-Haut lui en a donné la science afin d'être adoré dans ses œuvres.

« Par cette science, le médecin apaisera tes douleurs ; celui qui prépare les remèdes composera de douces liqueurs et des baumes salutaires, et leurs œuvres se perpétueront.

« Car la paix du Seigneur est sur la face de la terre.

« Offre donc d'abord ton sacrifice à Dieu, et appelle ensuite le médecin ; qu'il ne s'éloigne pas de toi, parce que ses soins te sont nécessaires.

« Car un temps viendra tôt ou tard où tu seras entre ses mains.

< Et lui priera le Seigneur de bénir ses efforts et de te rendre par ses soins la force et la santé'. »

La sainte Écriture donne au malade dans ce texte la connaissance des véritables rapports qui doivent Tunir au médecin : rapports de confiance sans aveuglement, et de reconnaissance, d'abord offerte à Dieu.

* Ecclesia^l. xxxviil.

La plupart des hommes sont à Tégard du médecin dans un excès d'incrédulité ou dans un eAcès de superstition.

Il y a la raillerie de l'homme qui se porte bien, le haut dédain de celui qui n'a jamais soufkrt, Vesprit fort en médecine comme en religion. Comme en religion aussi, il y a la faiblesse d'esprit de celui qui croit trop et mai, le fanatisme, la superstition médicale.

Il faut se défendre également de ces deux esprits. Tous deux sont contraires au sens droit et à la justice.

Défendez-vous de la raillerie banale et au moins inutile qui accueille, sur les lèvres de beaucoup d'hommes, le nom seul du médecin. Laiiîsez à cet égard la plaisanterie d'usage. La seule réponse à faire aux joyeux incrédules (|ui plaisantent volontiers sur le compte de la médecine est celle de la sainte Écriture : « Tôt ou tard , mon ami , vous serez entre ses mains. »

Certes, après la science de Fàme, il n'est point de science plus grande que celle du corps de l'homme, et celui qui a cette science

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