‹ La journée pieuse ou instructions pratiques pour sanctifier chaque jour par les exercices de la vie chrétienneChapitre 88 sur 233 · DE LA CONTRITION · texte numérisé non relu

DE LA CONTRITION

ARTICLE I

Combien il importe de produire les actes de contrition, même sur les péchés véniels.

C'est un sacrifice agréable à Dieu qu'un cœur contrit et humilié qui fait mourir le péché en lui-même pour rendre hommage et obéissance au Créateur. Admirons la vertu de la contrition par laquelle le vrai pénitent accomplit un sacrifice agréable et de bonne odeur devant la divine majesté, avec la victime la plus infecte et la plus désagréable qui soit au monde, à savoir le péché. « Nous rendrons au Seigneur, dit le prophète Osée, les victimes de nos lèvres. » Ces victimes sont nos péchés que nous immolons par la confession de notre bouche. Or une victime doit être : 1° cherchée, choisie et amenée au lieu du sacrifice ; 2° égorgée et privée de la vie ; 3° mise à nu et réduite en lambeaux ; 4° enfin consumée par le feu ou par la manducation, suivant la nature du sacrifice. Nous faisons justement tout cela dans notre sacrifice de pénitence. 1° Nous cherchons et amenons nos péchés sous nos yeux par un bon examen. 2° Nous égorgeons la victime par la contrition, celle-ci étant le couteau qui ôte la vie à ce vieil homme ou plutôt à ce serpent dont la mort seule détruit le venin. 3° Nous découvrons, nous

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