SCENE IV
LES PRÉCÉDENS, LE CARDINAL BROGiSI.
RUGGIERO, Vappercevant.
O rielî... le président suprême du concile! Le vénérable Brogni î
BROGNi, montrant Eléazar et Racket .
Où les conduisez-vous ainsi ?
RUGGIERO
Ce sont des juifs qu'à la mort on condamne !
BROGNI.
Leur crime ?
RUGGIERO
D'un travail profane, Ils ont osé s'occuper aujourd'hui !
BROGNI.
Approchez!... votre nom?
ÉLÉAZAR, froidement, Eléazar I
BROGNI.
Je pense Que ce nom-là ne m'est pas inconnu !
ÉLÉAZAR, de même.
Non, sans doute!
BROGNI.
Autrefois, ailleurs, je vous ai vu.
ÉLÉAZAR
Dans Rome !... mais alors, si j'en ai souvenance. Vous n'étiez pas encore un ministre descieux; Vous aviez une femme'.... une tille...
BROGNI.
Silence ! D'un père, d'un époux respecte la souffrance. J'ai tout perdu!... Dieu seul, appui des malheureux.
Dieu me restait!... il a reçu mes vœux! Je suis son serviteur, son ministre et son prêtre!...
ÉLÉAZAR
Pour nous persécuter.
BROGNI.
Pour vous sauver, peut-être.
ÉLÉAZAR
As-tu donc oublié que de Rome jadis, Sévère magistrat, c'est toi qui me bannis ?
RCGGIERO.
Quelle audace!
BROGNI.
^ Et cependant, je te fais grâce entière ! Sois libre, Éléazar ! Soyons amis, mon frère ; El si je t'offensai, pardonne-moi.
ÉLÉAZAR, à part»
Jamais !
Non, jamais de pardon aux chrétiens que je hais !
BROGNI.