ROMANCE
Loin de son amie Vivre sans plaisirs, Ne compter la vie Que par ses soupirs...
Dieu du vrai délire, Par qui je respire.
Ah ! viens me sourire, Payer mon martyre.
Mais, voici le jour- Maîtresse chérie ; Oui, voici le jour, Ce jour du retour.
Deuxième Couplet,
Les cités nouvelles Où Dieu me guida, Ne semblaient pas belles...
Tu n'étais pas là ! Dieu... etc.
RACHEL, sortant de sa maison.
Samuel, c'est donc vous?
LÉOPOLD
Oui, Samuel qui t'aime !
RACHEL
Le sort dans ce voyage a-t-il comblé vos vœux ?
LÉOPOLD
Si tu l'aimes toujours, Samuel est heureux !
RACHEL
Comment ne pas t'aimer ? notre culte est le même;
Le même Dieu nous bénit tous les deux.
Et les pinceaux, ton art que je révère, Valent bien, selon moi, les trésors de mon père.
LÉOPOLD
Rachel, ma bien-aimée, hélas! comment te voir ?
RACHEL
Viens chez mon père, aujourd'hui, viens ce soîr.
LÉOPOLD
Eh! quedira-t-il?
RACHEL
Viens, sans crainte!
Nous célébrons la Pàque sainte.
Ainsi que notre Dieu l'ordonne à ses élus.
LÉOPOLD , à part.
O ciel !
RACHEL
Et dans ce jeur, sous son toit respectable, Tous les fils d Israël par lui sont bien reçus.
LÉOPOLD . avec embarras.
Un mot encore!
RAGHEL.
Va-t'en I une foule innombrable Se précipite vers ce lieu.
A ce soir, adieu I (Elle aperçoit une servante qui sort de la maison d'Éléazar, elle s'éloigne avec elle , et Léopold se perd dans la foule qui, de tous côtés, inonde le théâtre. Les fontaines que l'on voit au milieu de la place fontjaillirdu vin, et tout le peuple se précipite pour le recueillir.)