SCENE VII
LES PRÉcÉDENS, LEOPOLD, aperccvnut Racket an milieu du peuple.
LÉOPOLD, poussant un cri.
Ah ! qu*ai-je vu ! Rachel, ma bien-aimée !... (Au peuple.) Et vous qui l'insultez... coeurs lâches et craintifs... ALBERT, enlisant avec des soldats.
Saisissez-les!
(Reconnaissant Léopold.) Ociell
Éloignez-vous, iravancez pas !
(A 866 soldats, montrant Elëazar et Racliel.) Soldats, Oue ces infortunés jusques à leur logis Soient à l'instant protégés et conduits.
CHOEUa.
O surprise nouvelle, Cette troupe fidèle, Du vrai Dieu les enfans, A ce juif ol)éissent Et devant lui fléchissent Désarmés et tremblans.
Voici le cortège!,., plaçons-nous.
(En ce moment défile le cortège impérial qui se rend à l'ouverture du concile. La foule se range dans les rues, le long des maisons.) CH0f:uR DU PEUPLE, regardant le cortège défiler. De ces nobles guerriers, De ces fiers chevaliers Vois la marche imposante, L'armure étincelante , Le courage étincelle Et leurs regards vaillans; (^ue leur glaive fidèle Soit l'effroi des méchans.
(Le cortège défile dans l'ordre suivant: les sonneurs de trompe de l'empereur, les porte-bannières et les arbalétriers de la ville de Constance,les maîtres des différ ens métiers et confréries, lesécheviiis, les archers de l'empereur , puis les hommes d'armes, les hérauts, les sonneurs du cardinal, seshallebnrdiers, ses bannières et celle du saint-siége ; Les membres du concile, leurs pages el leurs clercs ; Le cardinal à cheval, avec ses pages el ses gentilshori!-
mes; Les hallebardiers, les hérauts d'armes de l'empereirr*,
portant les bannières de l'einpire ; Puis enfin, l'empereur Sigismond , à cheval, prècéd. de ses pages, entouré de ses gentilshommes, de %oè écuyers, et suivi des princes de l'empire. 'i
CnOLUR.
Gloire, honneur A Tempei^ur !
Gloire à l'empereur '.