CHAPITRE TROISIEME
Le remède économique et social
« La France" aux Français ! » tel doit être le premier principe d'une politique économique vraiment nationale. Il y a un sérieux danger à ce que, ou le sol, ou les capitaux du pays soient entre les mains de l'étranger. Le danger s'accroît lorsque, par suite de manœuvres habiles, l'étranger arrive presque à monopoliser la richesse publique. Nous devons traiter l'étranger comme un frère, non comme un ennemi; l'esprit chrétien le veut. D'un autre côté, les patries terrestres sont dans l'ordre de la Providence; elles ont leur vocation déterminée par leur tradition historique, et ceux qui les gouvernent ont le devoir de protéger l'intégrité de cette vocation et de conserver à chaque
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peuple les organes et les instruments qui lui sont nécessaires pour remplir son rôle ici-bas. La fraternité proclamée et établie par le catholicisme détruit le sentiment hautain, âpre, férocement égoïste du païen à l'égard de l'étranger; il est parfaitement compatible avec un amour de préférence pour la patrie, la terre des ancêtres, et nos vieux théologiens rattachaient à la piété filiale la vertu qui nous commande d'aimer et de servir notre pays.
Il faut se défier en cette matière de Je ne sais quel sentimentalisme humanitaire, prôné et propagé par la Révolution, ce qui n'empêche pas l'Europe de ressembler à une vaste forêt de Boridy, si l'on aime mieux, à un immense champ de bataille, où des millions et des millions d'hommes sont prêts à se couper la gorge pour lé plus grand profit de la JuiVerîe, qui ramassera l'or à pleines mains, dans ces mares do sang.
Or, que se passe-t-il soiis nos yeux? A côté d(* nous, l'Autriche voit chaque année dix mille domairies ruraux tomber sous le marleâù de i'adjùdicatîoh publique par suite de l'insolvatîlité des iiropriétait^es qu'écrase là detle hypothécaire coriii^îictée aVëc les ,tuifs.
ÈH F^aHce hmis n'i^ii siïiiiillës pas encore la;
mais que la crise agricole s'aggrave, — et elle s'aggravera, — vous verrez se produire le même phénomène; vous verrez la propriété (lu paysan, du petit bourgeois, du petit gentilhomme, de ceux enfin qui sont les forces vives du pays, vendue à vil prix, passer entre les mains de spéculateurs pour lesquels la propriété n'a aucun caractère moral ou social, et enrichir le riche pi^étéiir juif ou judaîsant, plus ou moins usuriel*. En attendant, MM. les hauts barons de la féodalité financière se taillent de larges fiefs de plaisance dans les départements qui avoisinent Paris, et ressuscitent ainsi les latifundia de la décadence de la République romaine. A ce péril il faut opposer un remède énergique, et le remède le voici : il faut faire une loi en deux articles ainsi conçus :
Article premier. — // est interdit àtoùi étranger de posséder une portion du sol rural du pays.
Article deuIième. — Les Juifs sont assimilés aux étrangers.
L'article premier est une mesure de défense nationale parfaitement légitime. Qu'on teuille bien remarquer que je restreins l'interdictiôii de posséder à la propriété rurale ; l'étràngét pourrait posséder là propriété Urbaine. Les éspilts séHeux saisiront du premier coup là différence
qui existe entre ces deux ordres de propriétés ; pour les autres, l'explication serait longue, et sans doute inutile.
Quant à Varticle deuxième, il est impérieusement réclamé par la nature cosmopolite du Juif. Qui oserait soutenir que le Juif est ou Français, ou Autrichien, ou Anglais ; il est Juif, et il reste Juif. Il faut donc le traiter en Juif. Je sais bien ce que les gens habitués à se payer de mots, et Dieu sait s'ils sont nombreux, vont m'objecter : l'égalité ! le droit commun . J'avouerai naïvement que je ne comprends pas plus un droit commun à des situations sociale^ inégales^ qu'une mesure commune à des tailles inégales. Ce qu'il faut, ce qui est Juste, c'est, suivant la parole profonde d'un éminent homme d'État autrichien « le respect égal des droits différents. » Voilà ce qu'avaient compris nos pères, voilà ce qui . faisait que leur société, en dépit de bien des défectuosités et de beaucoup d'irrégularités de construction, était, somme toute, une harmonie^ non une anarchie.
Mais cette mesure de défense extérieure ne suffit pas encore. Il est nécessaire de constituer un sage régime intérieur de la propriété, particulièrement de la petite propriété, et d'édicter des mesures de préservation contre la rapacité
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de l'usure juive. Pourquoi ne pas emprunter aux législations étrangères telles ou telles dispositions, qui consolident la propriété rurale, qui rattachent indissolublement le foyer à la famille, et qui déclarent le domaine agricole, ou du moins une portion du domaine agricole, insaisissable pour dettes. Si l'on n'adopte pas des mesures' semblables ou analogues, l'on verra bientôt, la crise économique aidant, à côté du prolétariat des villes se constituer le prolétariat des campagnes, plèbe sans toit domestique, errant à travers le pays, loin du berceau des enfants et de la tombe des ancêtres, privée du foyer, garantie de dignité morale et de vie matérielle, ne possédant plus une parcelle du sol national pulvérisé - par la dette hypothécaire, et jeté en proie à la troupe d'impitoyables créanciers.
11 n'y aura plus alors de patrie, parce qu'il n'y
aura plus ni famille, ni foyer, et la France ne
sera plus qu'une ferme exploitée par la Juiverie.
Est-ce tout? non. Il faut parer à un danger
plus pressant.
Le capitalisme, pour me servir d'un mot barbare comme la chose elle-même, est le maître, et le Juif est le roi incontesté du capitalisme. Le capitalisme est un système dans lequel l'argent et la spéculation tiennent le premier rang, gou-
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vernent toute la vie économique des peuples, asservissent le travail. Certes l'argent a tin rôle très utile à jouer dans les affaires humaines, et saint Thomas le détermine avec sa précision habituelle.
« Celui, dit-il, qui en vertu d'un contrat de « société confie son argent à un marchand ou à « un ouvrier, garde la propriété de cet argent, et « c'est à ses risques et périls que ses associés « le font valoir; aussi peut-il légitimement récla- « mer une portion du gain qui en est le fruit (1). » Mais ce contrat très moral et très fécond, dans lequel les différents facteurs sont rétribués proportionnellement à leur, effet et à leur activité, contrat favorisé par l'Église, protégé par elle contre les entreprises de Fusure, n'a rien de commun avec ces spéculations modernes nées de la liberté du commerce de l'argent et qfùi, en définitive, aboutissent par des moyens plus ou moins compliqués à opprimer cruellement ceux qui n'ont rien et à dépouiller ceux qui ont peu. Cette théorie de la liberté de l'argent si chère au
(1) nie qui committitpecuniam suam velmercatori vel artifici per rtiodum sociotatis cujusdam^ non transfert dominium pecuniœ suœ in illum, sed remanet ejus : ita quod cum périeulô ipsius mercalor de ea negotiatur, vel ariifex operatur; et ideo $ic licite potest parlem lucri inde provenientis expetere, tanquam dere sua. Snm. The. 2« 2« q.68 Art. 2, ad quintum.
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LA Jl'IVKIUi:. lU
libéralisme, si sévèrement jugée par l'Église, dont rindulgence pratique n'entame en rien la vérité de la doctrine, a produit le beau résultat que nous voyons : la concentration entre le mains de quelques-uns de la richesse publique.
Un savant allemand, le docteur Ratzinger, Ta dit très justement : « L'expropriation de la société « par le capital mobile s'effectue avec autant de « régularité que si c'était là une loi de la nature. « Si on ne fait rien pour l'arrêter, dans l'espace « de cinquante ans, ou, tout au plus, d'un siècle, « toute la société européenne sera livrée, pieds « et poings liés, à quelques centaines de ban- « quiers juifs. »
Ne voyez-vous pas que par ces injustices accumulées, par cet asservissement à l'argent de toutes les forces de Fhomme, par la mise à la glèbe de tout un peuple de travailleurs, par les ruines que vous faites, par les cupidités que vous allumez, par les haines que vous provoquez, vous préparez l'avènement prochain et redoutable du socialisme furieux ? « Nous prétendons , dirai-je « avec i'abbé Morel, dans son remarquable « ouvrage sur le Prêt à intérêt, qu'un pareil état « de choses fabrique de la haine, que la haine, t centralisée par les mêmes secrets t[ui vous ont t fait centraliser les capitaux, charge la machine
lli LA JUlVrRIE.
« sociale de tant ilatmosphères quelle doit écla- « ter, quelque épaisseur que vous donniez au « revêtement métallique de votre machine, c'est- € à-dire quelque nombre que vous ajoutiez à « vos soldats , à vos gendarmes , à votre po- « lice. »
Le remède vrai serait dans un retour à ces vieux principes de la morale évangélique qui posent la base des rapports équitables entre le capital et le travail. Mais qui aura le courage d'administrer cet énergique remède? Et qui voudra le prendre ? Les événements, dociles ministres de la justice de Dieu, forceront un jour les sociétés rendues sages par la ruine, aussi bien matérielle que morale, à rebrousser chemin et à demander à la sagesse de l'Église le secret de leur prospérité temporelle.
En attendant cette heure, peut-être moins éloignée qu'on ne croit, faut-il se croiser les bras et ne rien faire pour enrayer le mal? A Dieu ne plaise.
Je confesse ma profonde incompétence en fait de finance, mais il n'est pas nécessaire d'être grand clerc en cette matière pour comprendre qu'une législation financière juste et inexorablement appliquée, surtout aux potentats du capitalisme, devrait avant tout punir sévèrement les
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lanceurs de fausses nouvelles, prohiber les gains illicîtement obtenus au moyen de manœuvres frauduleuses, réprimer l'agiotage qui vit de mensonges dont est dupe la naïveté du bon public, toujours un peu crédule comme les enfants. S'incliner devant l'audace des puissants flibustiers de la Bourse, ne pas oser toucher du bout du doigt à l'un de ces nababs cosmopolites qui pratiquent en grand la piraterie financière, et réserver toutes les sévérités de la loi pour un pauvre diable de corsaire de second ordre qui a pris de trop grandes libertés avec le Code pénal, c'est là un détestable exemple qui énerve la moralité publique et qui déshonore la justice. Que dire surtout d'un gouvernement qui tripoterait pour son propre compte, ou qui étranglerait une affaire, quand les actionnaires de cette affaire passeraient pour se recruter dans les partis qui lui sont hostiles !
Mais ce n'est là qu'un commencement. La société anonyme envahit toutes les sphères de l'activité humaine. C'est particulièrement la manipulation de l'argent qui est son œuvre de prédilection. Elle draine les petits et les gros capitaux, elle prend dans toutes les poches, elle séduit jusqu'aux plus prudents par le mensonge intéressé d'une presse vénale, et par l'appât de gains fabuleux, elle dégoûte du travail honnête et patient,
ii4 LA jriVERlK.
et elle conduit fatalement à ces catastrophes colossales où s'engloutissent des millions de fortunes et d'existences humaines, et d^oû surgissent plus radieux, plus triomphants, plus insolents que jamais les conquérants juifs. Grâce à la sociélé anonyme, derrière laquelle s'abritent des chevaliers d'industrie de toute classe, de tout ordre, la richesse se concentre dans des proportions gigantesques entre les mains de quelques syndicats puissants où domine cette Juiverie cosmopolite sans cœur, sans entrailles, qui vendrait les larmes des familles pressurées, les blessures saignantes et le drapeau déchiré de la patrie en deuil.
Je ne prétends pas que toute société anonyme soit coupable de pareils méfaits, mais maniée par certains, elle mène à ces désastres. Je reconnais qu'elle est un instrument puissant, utile, nécessaire si l'on veut dans les conditions économiques des sociétés modernes ; je me hâte d'ajouter sans crainte d'un démenti qu'elle est un instrument dangereux. Dès lors elle doit être soigneusement réglementée et surveillée de près. A peu près tout le monde est d'accord pour demander une refonte de la loi de 1867.
Un publiieiste distingué, M. Urbain Guérin.
dans un article très étudié, paru il y a quelques
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mois dans V Association catholique (1), énumère iês réformes principales à introduire dans la loi de iêél.
« Tout d'abord une société ne sera constituée
« que lorsque la moitié du capital aura étéréelle-
« ment souscrit, contrairement aux errements
« suivis maintenant, dans un grand nombre de
« sociétés où l'argent n'existe que sur le papier...
« Tout auteur d'une souscription fictive, tout
« administrateur qui aura représenté comme va-
« lable une souscription de complaisance, tom-
« beront sous le coup de la loi pénale; ils auront
« commis des faux. Les actions devront rester
« nominatives jusqu'à leur complète libération,
« et une telle disposition coupera court aux bri-
« gandages si fréquents sous la loi de 1867.
« Tout bulletin de souscription devra contenir « une énumération précise du quantum des « apports et du chiffre réel ; bien des gens simples « sur lesquels un chiffre de plusieurs millions « produit une grande impression, seront moins « empressés à souscrire, lorsqu'ils sauront qu'il « n'y a rien derrière ce chiffre.
« Les écumeurs de la Bourse ont surtout déva- « lise répargne publique au moyen des obliga-
(1) Les Réformes nécessaires : la loi de 1867, par M. Urbain (îiK'Tin. Association catholiqne, juillet 1886,
lin LA JUIVERIE.
« lions ; le nom inspirait plus de confiance que « celui d'actions, et le procédé était d'autant plus « commode que les obligataires sont livrés à merci « aux sociétés. Aucun droit ne leur est accordé ; « ils ne peuvent, dans une assemblée générale, « comme les actionnaires, exprimer leur avis sur « la marche de la société, provoquer sa dissolu- « tion, ou telle autre mesure. Désormais des « garanties hypothécaires leur seront accordées. « Les sociétés dans lesquelles cette garantie « n'existera pas, ne pourront émettre des obliga- « lions, et il sera interdit aux autres d'en faire" a souscrire avant que le capital-actions ait été « versé et employé en travaux. Les obligataires « nommeront des commissaires chargés de les « représenter ; ils devront intervenir toutes les « fois qu'une rectification sera apportée auxcon- « ditions primitives.
« La loi interdira la distribution de tout divi- « dende prélevé sur la réserve; il sera fourni par « les bénéfices réels, sinon il n'existe pas.
« La réforme des conseils d'administration se « recommande également à l'attention du légis- « lateur ; les administrateurs recevront une rémua nération fixe; ils ne prélèveront plus ce tan- « tième sur les opérations de la société qui a « donné lieu dans les dernières années à de
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« scandaleux abus... » J'ajoute timidement qu'il serait peut-être bon d'interdire aux étrangers de faire partie des conseils d'administration. Ce serait un rude coup porté à la Juiverie cosmopolite.
A regard des sociétés industrielles, des précautions spéciales seraient prises. Elles seraient tenues de déposer un cautionnement destiné à garantir, en cas de liquidation, le salaire du personnel. Comme les autres sociétés, elles ne distribueraient de dividende que sur les bénéfices réels ; et en cas d'infraction à cette règle, elles seraient frappées d'une peine plus élevée. Toute action ou part d'une société industrielle devrait rester nominative, elle ne pourrait être cédée qu'avec le consentement des autres actionnaires ou participants.
Il serait même avantageux de substituer dans l'avenir à l'anonymat la commandite pour les sociétés de ce genre.
L'exemple du Creusot, société en commandite, prouve qu'elle se "plie aussi bien que la société anonyme aux grandes entreprises ; c'est la première usine de France, une des plus considérables du monde.
De plus, cette réforme supprime un des principaux inconvénients des communautés de capitaux : Tabsence d'un patron responsable.
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« Au lieu d'i^n directeur qui n'est qu'un subor- « donné, au lieu d'un conseil d'administration, « être collectif, impersonnel, qui se perd dans un « lointain nuageux, elle installe face à face avec « les ouvriers un être en chair et en os, et sur « lequel toute la responsabilité retombera.
« Il sera obligé de résider, et, dans les grandes « industries, les commanditaires se garderont « bien de mettre à la tête de l'entreprise un gérant « fictif qui, aux heures difficiles, par exemple « dans les grèves, sera seul à parlementer avec « les ouvriers, portera seul le poids des décisions « prises.
« La reconnaissance des marchés à termes « quelque objection qu'elle puisse soulever dans « l'esprit des juristes, aurait un résultat pratique « excellent*
« Elle écarterait de la Bourse les gens de tout* (( classe qui se laissent séduire pai^ ses promesses, « et elle leur inspirerait une méfiance qui serait le « commencement de la sagese.
« L'abus des émissions serait prévenu pj^ un « impôt spécial très élevé, doublé et triplé qu^jad € il s'agirait d'affaires étrangères, frappant tous * les articles financiers, annonces ou réclsupes « recommandant les affaires nouvelle^, atu^ que « tous les prospectus publiés et distribués.
« Un droit proportionnel à la valeur frapperait « toute action vendue. Une propriété immobilière « supporte, en cas d'aliénation, un droit d'enre- « ^strement calculé d'après le prix.
« Pourquoi une action que les menées d'agio-
« teurs poussent de cinq cents francs par exemple
ff à plus de trois mille ne supporterait-elle pas un
« pareil droit? Il serait d'autant plus fort que le
« prix de l'action atteindrait un chiffre plus élevé.
« Ces diverses dispositions, concluerons-nous
« ^vec M. Urbain Guérin, auront pour résultat
« de restreindre le jeu sur les valeurs mobilières,
# et, en élevant la part de la spéculation dans les
« charges du pays, elles rendront d'autant moins
« lourde la part qui retombe sur les classes pro^
« ductrices. » Elles auront en outre pouf effet
d'enrayer^ sinon de faire disparaître complètement
l'exploitation du travail par le capital juif.
C'est pourquoi, en ce qui touche les sociétés industrielles, je préconiserai volontiers un système conçu par des esprits généreux* que l'on peut aisément traiter d'utopistes, mais qui, à mon sens, ont le seul tort d'être en avance de vingt ans sur les idées courantes et de mieux comprendre \&ê conditions d'une sérieuse réforme sociale.
À la cooimunauté des capitaux anonymes san$ personnalité distincte, et partant sans responsa-
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bilité définie, l'on substituerait l'association corporative des personnes.
Les sociétés anonymes ou en commandite ne pourraient se former à l'avenir, pour une exploitation industrielle, qu'à la condition : 1° d'organiser le personnel de l'exploitaition (ingénieurs, contre-maîtres, ouvriers) en association corporative; 2" d'assurer l'amortissement du capital d'établissement de manière à ce que, dans un délai déterminé, le corps professionnel puisse être substitué à la société anonyme dans la propriété des engins de production ; 3* de verser un cautionnement destiné à garantir le personnel en cas de liquidation de la société avant les délais d'amortissement. Des faveurs seraient accordées aux sociétés anonymes actuellement existantes qui constitueraient une société corporative avec amortissement du capital d'établissement dans un délai à déterminer. Elles seraient déchargées d'une partie de la patente ; elles seraient seules admises aux adjudications de l'État, des départements et des communes ; elles recevraient sur les produits des douanes une subvention pour faciliter l'amortissement.
Un autre projet rendrait les ouvriers actionnaires des sociétés dans lesquelles ils seraient employés; ils n'auraient à verser aucun capital,
LA JUIYERIE. 12i
mais leur travail serait considéré comme un apport.
Il se peut que ces projets suscitent au point de vue technique, et en se plaçant dans Tordre des faits actuels^l de nombreuses objections. Ils n'en constituent pas moins une théorie appuyée sur les véritables principes humains et chrétiens, et ils posent les bases solides d'une solution antijudaïque de la question sociale.
Mais je m'arrête ; j'ai été déjà bien assez, hardi, et je crains fort que nombre de sages esprits, du haut de leur bon sens,, ne me jettent l'apostrophe de Festus à saint Paul : «Vous avez perdu la tête ; « trop de lecture vous a troublé la cervelle : Insa- « nis Paule; multœ te litterœ ad insaniam conver- < tant. »
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i'ai (fit fe ctangà*; fai inctiqué fés féinedès. Tous, je crois, récôrinàfirônt lé danger ; peu goûteront les remèdes. On les déclarera inapplieafeles, en désaccord avec les principes de la société moderne, contraires à cette lnétise solennéiie 4ue l'on appelle le droit commun : bref, l'on cônciuera pratiquement à ne rien faire.
La Juiverie poursuivra le cours de ses consultes, et alors qu'arrivera-t-il ? Ecoutez :
-^ « Le flot des vengeances populaires monte « et monte sans cessé avec l'iniquité et menace « de crever sa digue, et il est facile de prévoir « l'heure de la catastrophe- Déjà l^raèle ihi^ir
iî4 LA JUIVERIK*
« de la religion régnante, le coryphée des thuri-
< féraires du veau d'or a crié: Les Barbares sont c à nos portes. Oui, vous avez raison, les Barbares « sont à nos portes... et quand ils menacent « un monde trop vieux, c'est, comme dit Salvien, « que les infamies de ce monde ont comblé la
< mesure et qu'il est temps de la régénérer.
€ Car, c'est la guerre sociale qui commence, « je vous le dis ; la guerre de ceux qui n'ont pas « contre ceux qui possèdent ; la guerre des affa- « niés contre les repus ; une guerre impitoyable « de réaction et d'extermination... (1) »
c La puissance nouvelle, la féodalité boursico- « tière a tout envahi, tout remplacé ; elle seule a « le privilège de soulever les passions, d'exciter « l'enthousiasme et la haine, de faire battre les « cœurs, de révéler la vie...
« Son esprit envahit l'Europe entière. De toutes « parts surgissent les crédits mobiUers, des coa- « litions de banquiers, des fusions, des agglomé- « rations de capitaux et d'entreprises à l'image « de ce qui se passe chez nous...
« Il n'y a plus à reculer; il faut que cette « situation ait une issue; et il n'y en a que deux « possibles — ou le triomphe du système, c'est-
(1) Touss^nel.
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« à-dire l'expropriation en grand du pays, la « concentration des capitaux, du travail sous « toutes ses formes, au profit d'une poignée de « croupiers insatiables, — ou la liquidation (1) . »
« Le ministère public me fait un crime d'avoir « demandé le dépouillement de Rothschild. Il « oublie donc l'histoire de France. Est-ce que « dans l'ancienne France on n'établissait pas des « chambres de justice pour faire rendre gorge aux « financiers ; est-ce que les procureurs du temps « ne demandaient pas l'anéantissement de leurs « fortunes mal acquises?
« Ce que l'ancienne royauté osait contre les
< voleurs de la finance , les gouvernements
< modernes ne le peuvent plus : car les finance ciers sont les rois de l'époque.
< Les seigneurs féodaux s'embusquaient dans
< les carrefours pour prélever des impôts sur les
< marchands qui passaient ; les financiers se sont « embusqués dans la Banque pour pressurer le « commerce et l'industrie.
< Condamnés ou acquittés, nous continuerons
< à dénoncer les Rothschild et les voleurs de la
< finance, à ameuter les colères populaires
< contre leurs crimes, jusqu'au jour où, arrivés
(1) Proudhon.
lié LA ibixkniÈ.
« au pouvoir Pif les Ivéfillâêfiié, ftdti$ fB^Haè '. les érifèrmêf à Mâfâi et ffiûr fépflflfé tous « (es èJêfls votés à fâ h&ilàn (I). ^
toUsséfièl, Prôtidfiôn, imaf§iië fiêpbitiieal t'avèûif. Séduits, ènëitéâ, ëifmiéê^fàlSi^Mi Ihlefnâtldnalê, tous âre^fêjé^ fi tUShÉêdmah basée sttf làjUiticê éhrêtjëflfiê, âsete <â{)8MAde faire réfeulèf le sôéiâhstàë; I« SdÀâhâflMK; télâvel Attiia, ëhéinitièrà terrible et tftdffiphSfil ft trif eft lé moiidé, confondâAt d&ûé fade Maë ceftiMné, Juifs, vassaux et serfs de§ iiiîS: Ifëfi^ ti*9fëÊ pas voulu de Jésds-Cttfiât; VdtfS iWéi B»r^^; et tfléti ii'àurti pas tôi-t.
(1) Lafargue devant )* Mat' 4'wsis4* de \â SAb4.