CHAPITRE DEUXIEME
Le remède politique
En matière de gouvernement, moins encore qu'en toute autre chose, le laissez- faire, le laissezpasser^ n'est de mise. Gouverner, c'est conduire avec autorité ; c'est avant tout protéger et défendre. Le vieux poète, interprète de la sagesse naïve et du bon sens primitif des peuples, appelait les rois pasteurs des peuples. Que penser d'un berger qui ne défendrait pas le troupeau de la dent des loups, ou qui le mènerait dans des pâturages vénéneux? La Bible le dit, et l'expérience de l'histoire vérifie cette parole : « Là où il n'y a « pas de gouverneur, le peuple s'effondrera comme « une maison en ruines : Vbi non est gubernator, « popuhis corruet. » Et encore : « Le prince sage
« est la force de son peuple : Princeps sapiens « stabilimentum popuïi $uL » Quant à celui qui, méconnaissant ses devoirs envers Dieu, n'a plus l'intelligence des responsabilités de sa charge, « c'est un lion rugissant et un ours aifamé pour « le peuple : Léo rugiens et ursus esuriens prin- « ceps impius super popiilum. » Intelligence, force, amour dévoué, ne sont-ce pas là les hautes et élémentaires qualités qui doivent orner ceux qui ont charge de peuples? Dans la question qui nous occupe, quel est le devoir d'un gouvernement digne de ce nom et qui n'est pas une entreprise d'exploitation. On l'a vu, la Juivcrie constitue un danger national. Nous avons dit l'effort qu'il fallait lui opposer sur le terrain moral et individueL Croit*on que dans l'ordre politique, il n'y ait rien à faire? La presse et l'organisation révolutionnaire, dont la franc-maçonnerie est l'âme, sont parmi les instruments de démolition les plus erficaces au service du Juif; nous n'avons pas à refaire cette démonstration* Il faut à tout t)rix briser politiquement entre les mains du Juif ces deux engins destructeurs. L'œuvre est loin d'être impossible à un pouvoir intelligent, hardi, résolu. L'homme qui apposera courageusement lêfi scellés sur des lèvres menteuses, et qui, d'un revers de son épée brisera les plumes
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einpç^soonées, aura bien mérité de lit patrie.
I# presse à la solde de la Juiverie est impie — à des degrés divers — et licencieuse — aussi ep des mesures différentes savamment dosées d'après la diversité de la clientèle ; — elle pervertit l'esprit et elle souille les mœurs. A qui serait re{)uté par une plaisanterie trop grossière, par une atta* que trop violente contre la religiop, elle pf évente une coupe emmiellée» au breuvage composé djBç venins les plus subtils et les plus meurtriers. Elle connaît à merveille l'art des perfides insinuations, des soupçons calomnieux, des mensonges adroitement dissimulés. Qui âait comme elle répandre en un clin d'oeil, aux quatre coins du pays, une nouvelle habilement fabriquée, reçonr Rue fausse le lendemain, mais qui en dépit de^tous les démentiSjde toutes lesrectifications dewandée^3> d'ailleurs soigneusement éludées ou tronquées, laissera une pénible impression dans l'esprit du lecteur?
Au besoin et ep s'adressant à la foule, elle eini»*U0tera le langage de la rue, elle jettera à pleinç^ mains la boue de l'outrage sur la robe 4}i prêtre, elle diffamera sans retenqi^, ellp livrera les QJiases les plus saintes, les personnes les pl(|$ dig^i^ de respect aux lazzis de la canaille, elle ameutera la plèbe contre la religieuse, contre le
modeste frère des écoles chrétienDes, contre le pauvre desservant de campagne, et pour parfaire son œuvre, elle tiendra cyniquement école de pornographie.
En pareil cas l'indififérence du pouvoir est une trpihison. Le gouvernement pourvoi! à certaines conditions générales de la santé publique, n'y a-t-il pas ici des mesures de police sanitaire à prendre? Dans nos grandes villes l'on prend des précautions souvent minutieuses pour assurer la liberté et la propreté de la rue, et nous, chrétiens, nous n'aurions pa§ le droit d'être protégés dans la liberté de nos croyances, dans la dignité de nos mœurs contre les insultes et les immondices d'une presse vendue à nos pires ennemis !
' Aussi bien est-il difficile de réprimer de semblables excès?
Au fond, une bonne loi sur la presse est ce qu'il y a de plus simple.
En matière de presse, je ne connais que le droit commun, ou la censure préventive; certes, cette dernière, qui est la législation de l'Église, serait préférable, mais comme, pour une foule de raisons qu'il serait trop long de développer, elle parait de nos jours et chez nous impossible, sauf peut-être temporairement, il ne reste d'efficace que le droit commun.
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Les crimes et les délits commis par la voie de la presse doivent être réprimés, cela est évident. Pourquoi punir ces délits ou crimes d'après une législation spéciale?
Y a-t-il deux morales, une pour ceux qui écrivent et une autre pour ceux qui n'écrivent pas?
Pourquoi deux poids et deux mesures?
Fortifiez le droit commun, si cela est nécessaire ; ayez des juges intègres, honnêtes et poursuivez devant eux les journalistes comme les autres citoyens, ni plus ni moins.
Placez au-dessus de toute atteinte ces principes de religion, ces lois de morale, ce Décalogue éternel qui forment la constitution primordiale de toute société qui veut vivre.
Frappez sévèrement, par l'amende plus encore que par la prison, et sans le retentissement de la cour d'assises, l'écrivain, le journaliste, qui substitue l'outrage, le sarcasme insultant aux procédés d'une discussion élevée et sérieuse, qui sous une forme ou sous une autre propage l'immoralité, qui, menteur de propos délibéré, diffame impudemment la religion. Quand quelques exemples anrorit été faits, sévères et bien choisis, le reste de la troupe se le tiendra pour dit, et vous verrez combien vite sera assainie l'atmosphère empestée
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dans laquelle nous respirons. La Juirerie n'aiine pas à payer.
Elle veut s'amuser à nos dépens, eh biefl !
qu'elle paie les frais.
" Je vous assure qu'elle gardera bientôt un silence prudent.
Mais pour cette œuvre de justice il faudrait... Quoi? Un gouvernement qui ne fût pas de la bande...
L'autre force de la Juiverie, c'est la francmaçonnerie, avec tout l'ensemble des associations qui rayonnent autour d'elle.
Ici encore, le devoir est clair et simple.
A l'heure présente la Franc-Maçonnerie mène à tout, il faut qu'elle ne mène à rien. Drumont a écrit : 4a France juive, il aurait pu aussi bien écrire la France franche-maçonne. Il faut laver la France de cette honte, il faut la purifier de cette lèpre; il faut extirper le chancre qui la souille et qui la dévore.
Une simple mesure hardie, équitable, aurait raison de cette puissance occulte qui enserre le pays dans les replis de ses anneaux.
Déclarez que toute personne convaincue juridiquement d'appartenir à la franc-maçonnerie ou à line association y affiliée sera privée, pour un temps à déterminer, perpétuellement en cas de
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récidive, de l'exercice dé ses droits politicïiies. Pouf fflbi j'irai même, éh certains cas, jtisqtlll là privation des droits civils. Je n'entre pas danS lés détails qu'exige la matière ; je me contente d'indiquer la voie à suivre. Qu'il soit aussi bien entendu que la qualité de franc-maçon ferme inexorablement l'entrée de toute fonction publique quelle qu'elle soit. Ce seront là de très légitimes représailles. Nos vainqueurs ne se gênent pour nous dire : « Vous êtes congréganiste, jésuite, simple «I cléricah seriez vous un miracle de génie, vous « n'êtes bon à rien, et vous devez vous estimer flt heureux que Tou vous laisse une modeste place « au soleil de la patrie.
« Après tout, les vieux païens avaient raison « quand ils criaient à cette maudite engeance « naissante des chrétiens : Non licet esse vos; il « ne vous est pas permis d'exister. » Eh bien ! appliquons la peine du talion, et si nous devenons un jour les maîtres, ne nous laissons pas duper par ces grands mots de progrès, de tolérance, etc., etc.; ce serait niaiserie et lâcheté.
Quelques années d'un tel système auraient brisé l'organisation révolutionnaire et réduit à néant la franc-maçonnerie. Celle-ci, la preuve en est faite, n'est redoutable que pour qui la craint.
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Quand on la regarde en face et qu'on marche résolument sur elle, elle s'évanouit et se cache sous terre.
Je le sais,, les hommes de cœur qui voueront leur vie et leurs forces à cette tôche, doivent s'attendre à tout. La Révolution, concentrée à haute dose dans les loges, ne livre pas bataille au grand jour.
Elle diffame par sa presse et elle tue dans l'ombre par le poignard de ses sicaires. Mais l'homme assez grand pour entreprendre cette œuvre de justice et d'affranchissement national aura le cœur assez haut pour mépriser de pareilles menaces, et s'il tombe, il pourra, en tombant, jeter au ciel et à son pays ce cri de l'illustre président de la République de l'Equateur, D. Garcia Moreno : Dieu ne meurt pas.