‹ La JuiverieChapitre 5 sur 16 · X LETTRE-PRÉFACE · texte numérisé non relu

X LETTRE-PRÉFACE

les mines de Bingham qui n*ont jamais contenu un filon de minerai, c'est incontestable, mars demander qu'il restitue ces trois cent millions c'est ébranler les bases même de la société. »

Les bases, de la société sont ailleurs et vous avez raison de le dire. Si vous voulez le fond de ma pensée, je suis convaincu que si nous parvenions à guérir les chefs du parti conservateur du respect aussi incompréhensible que profond qu'ils éprouvent pour les voleurs, tout finirait très gaiement. Tout les Français se réconci^ lieraient dans un éclat de rire où se retrouverait tout le bon sens de notre race et aussi son ardent amour de la justice.

Satan est terrible sans doute, mais il est aussi très polisson et très lâche. Pour un Robert le Diable qui brave la puissance divine il y a beaucoup de Robert Macaire que la vue d'un tricorne suffirait à mettre en fuite.

Pour moi, je vois Ve%plication suprême très joyeuse, avec un scintillement de bayonnette dans le lointain, et, pour présider la chose, un brave officier résolu, malgré des yeux bleus très

LETTKE-l'HÉFACK. M

doux, comme celui qui est venu me féliciter an nom de ses camarades.

•^ Qu*est'Ce que vous aviez quand vous êtes arrivé en France^ dira-t-on aux Juifs allemands.

— J^ avais... j'avais une balle de colporteur sur le dos.

— Qu'est-ce que vous avez maintenant?

— Cent cinquante millions tout au plus.

— Quel travail aveZ'Vous fourni pour gàgrier cela i

^-^ Mon Dieu... j'ai lancé quelques affaires dont les actions valent aujourd'hui zèro^ mais quiy par un hasard singulier, m'ont^ enrichi et ruiné les actionnaires.

^ Cent Clinquante millions... Gardez-en un... Restituez le reste... et bon voyage l

ha France est réveillée, mon Révérend Père et amif voilà l'essentiel et le principal. Que Dieu permette seulement que ce pays, jadis si plein de belle humeur et aujourd'hui si morose et si lugubre, puisse se remettre à rire un peu et le maléfice sera rompuy' le cauchemar sera dissipé, La sinistre caravane dont parle Jacques

Page 1