CHAPITRE PREMIER Le Plan
Avant tout faisons une distinction nécessaire : ne confondons pas le Judaïsme et la Juiverie. Le Judaïsme, dont la religion est divine, dont la loi révélée sur le Sinaï a proclamé la morale éternelle, et a doté le peuple élu d'une constitution sociale admirable ; le Judaïsme, avec ses grands rois, avec ses prophètes inspirés, avec son histoire héroïque, plus merveilleuse, plus digne de ravir l'enthousiasme que l'histoire de la Grèce et de Rome, le Judaïsme mérite tous nos respects. Il est le germe vivant du christianisme, et un jour, à la fin des âges, c'est la doctrine de saint Paul,
.„,...., ^oogle
4 LA jriVfiRIE,
par le retour en masse de ses enfants, il réjouira le cœur de l'Église des derniers temps. La Juiverie, est Venvers du Judaïsme ; elle en est la perversion et^la déformation, elle renferme dans son sein, les fils aveugles d'Israël, qui après avoir méconnu et crucifié le Messie, ont gardé contre le nom chrétien et contre tout ce qui s'inspire du christianisme une haine inextinguible. Cette Juiverie, secondée dans son œuvre par l'indifférence et par la stupide complicité de ses victimes elles-mêmes, pousse ses conquêtes avec une opiniâtreté que rien ne décourage, avec une audace qui ne recule devant aucun obstacle.
C'est elle que nous attaquons; c'est elle que nous dénonçons comme un péril public. Que l'on ne s'y trompe pas : la conquête, voilà l'objectif de la Juiverie, et voilà le danger. L'on a prétendu que le peuple juif, en traversant les nations et les siècles, a été continuellement dirigé et gouverné
par une succession non interrompue de chefs suprêmes ; que ces chefs ont toujours caressé l'espoir de retourner dans la Palestine, leur patrie, et d'arriver à dominer le monde. Cette affirmation, appuyée sur des documents qui ne sont nullement à mépriser, est peut-être trop absolue dans certaines de ses parties. Mais ce qui, est incontestable, ce qui est attesté par les témoi-
gnages les plus authentiques, et ce qui est vérifié par les faits, c'est la soif de domination qui anime Israël, c'est son désir de mettre à la glèbe les chrétiens et de les exproprier à son profit.
De tout temps, le peuple juif a eu la pensée que, un jour, la Messie triomphant et glorieux, ferait de lui le premier peuple du monde. Cette idée vient d'une interprétation défigurée et toute terrestre des prophéties messianiques. Après sa ruine et sa dispersion définitives, le peuple juif emporta à travers le monde cette espérance indomptable. Elle a survécu à toutes les déceptions, et encore de nos jours la masse de la nation attend ce triomphateur puissant, ce libérateur qui fera cesser l'exil d'Israël et lui apportera l'empire du monde.
Laissons les siècles passés, et rapportons seulement quelques témoignages plus modernes. Le savant allemand Reuchlin parle des Juifs du quinzième siècle en ces termes :
« Ils attendent avec impatience les guerres, « les ravages des provinces et la ruine des « royaumes. Leur espoir est celui d'un triomphe « semblable à celui de Moïse sur les Chananéens, « et qui serait le prélude d'un glorieux retour à < Jérusalem rétablie dans son antique splendeur. « Ces idées sont Vdme des commentaires rabbini-
« gues sur les prophètes. Elles ont été tradition- € nellement transmises et inculquées dans les « esprits de cette nation ; et ainsi se sontpréparés» a de tout temps, les Israélites à cet événements « terme suprême des aspirations de la race juive. »
Dans la première moitié de notre dix-neuvième siècle, le savant rabbin converti Drach confirme d'une manière éclatante l'affirmation de Reuchlin : « Le Messie doit être un grand conquérant, qui « rendra toutes les nations. du monde esclaves « des Juifs. Ceux-ci retourneront dans la Terre- « Sainte, triomphants et chargés des richesses « enlevées aux infidèles. »
L'objet de sa mission sera de délivrer et de rassembler Israël dispersé, de le ramener dans la Terre-Sainte, d'établir et de consolider un règne temporel dont la durée sera celle du monde.
Toutes les nations alors seront assujetties aux Juifs, et les Juifs disposeront à leur gré des individus qui les composent et de leurs biens.
Che;^les Juifs modernisés, fiottés de la culture intellectuelle contemporaine, et faisant assez bon marché des vieilles légendes, la croyance en un Messie personnel, conquérant, roi, libérateur, fait place à l'idée d'un peuple messie, d'une race privilégiée destinée à dominer l'humanité. En 1860, un Juif allemand, nommé Stamm, publie à Amster-
dam un livre dans lequel il annonce au monde que le royaume de la liberté universelle sur la terre serait fondée par les Juifs. La même année un autre Juif allemand, qui signe Stammter, adresse une longue lettre à un journal de Berlin pour démontrer que « désormais les Juifs doivent « prendre la place de la noblesse chrétienne, » et que « Dieu a dispersé les Juifs sur la terre « entière, afin qu'ils soient comme un ferment « pour tous les peuples et comme les élus desti- « nés à régner un jour sur tous les hommes, »
Ce que sera ce « règne de la liberté universelle » un autre Juif de Francfort l'avait annoncé en 1838 :
« Rome, qui il y a dix-huit cents ans a foulé a aux pieds le peuple juif, doit tomber par les « forces réunies de ce même peuple quiy par là, « répandra la lumière sur le monde entier etren- « dra à l'humanité un service éminent. »
En 1861, le président de VA liance israélite universelle^ l'avocat Crémieux qui a joué un rôle si important dans nos révolutions, s'écriait :
« Israël ne finira pas. Cette petite peuplade,
« c'est la grandeur de Dieu Un messianisme
« des nouveaux jours doit éclore et se dévelop-
« per Une Jérusalem de nouvel ordre, sainte-
« ment assise entre l'Orient et l'Occident, doit sç
f substituer à la double cité des Césars et des « Papes. »
En 1864, un Juif français de Nancy, M. Lévy Bing, écrivait :
« ... Il faudrait fermer depuis le premier jus- « qu'au dernier dé nos livres s'il fallait chasser « Jérusalem de nos pensées t Et ces aspirations « ne sont pas seulement une chose inUmQ^persona nelle à notre race, c'est un besoin universel,.. « Il est nécessaire de voir bientôt un tribunal « suprême, saisi des grands démêlés publics, des « plaintes entre nation et nation, jttgeant en dera nier ressort et dont la parole fasse loi: Et cette « parole, c'est la parole de Dieu, prononcée par « ses fils aînés, les Hébreux, et devant laquelle « s'inclinent avec respect tous les puînés, c'est-à- « dire Vuniversalité des hommes, nos frères, nos « .amis, nos disciples. »
M. Lévy Bing ne pèche pas précisément par excèS de modestie. En définitive, d'après lui, le peuple juif, devenu l'arbitre universel du monde, doit être le Peuple-Pape. Il n'est pas seul à exprimer de semblables idées 1
« Dieu, disait en 1866 VUnivers Israélite de « Paris, a choisi Israël pour « être le porte- flam- « beau de Vhumanité. »
En 1868, M. Isidore, grand rabbin de France,
déclarait que la métropole du monde régénéré par le Juif ne doit être ni Londres, ni Paris, ni Rome, mais Jérusalem relevée de ses ruines, t une « Jérusalem nouvelle », çippelée à de grandes destinées, et qui sera « à la fois la ville du passé « et de l'avenir. »
A ces témoignages venus d'Israël, ajoutons des témoignages chrétiens.
Le manifeste solennel des députés roumains de 1868 nous fournira une preuve que les idées et les espérances des Juifs du dix-neuvième siècle sont identiques à celles des Juifs du moyen âge.
< L'habitude prouve, disait-il, que le judaïsme est « caractérisé par, la prédowtnarto» et par l'exclu- « sivisme le plus sévère... Poussés par une force « instinctive à s'isoler au milieu des peuples qui € les entourent, les Juifs sentent qu'il s ne peuvent « pas faire cause commune avec les peuples « chrétiens, car ils leur sont en tout diamétrale- « ment opposés. On aobservé, au contraire, que « quelque part qu'on les transporte, soit en grand,
< soit en petit nombre, ils introduisent partout, « par l'effet même de leur présence, des germes « de destruction et de dissolution ; car leur ten- « dance est de s^élever partout sur les ruines des
< autres. Et quant à ce qui est de la reconnais- « sanee, ils s'en croient complètement déliés
10 LA JUlVËRIfc:.
« envers les peuples qui leur ont donné Tbospi- « talité, parce qu'ils les regardent comme des « usurpateurs. C'est pourquoi ils font usage de « tous les moyens pour acquérir de nouveau les « droits de suprématie el de domination sur Vuni- « vers, droits qu'ils se croient assurés par leur « antique pacte religieux...
« Les Juifs considèrent le temps qu*ils passent « parmi les autres peuples comme un temps « d'expiation, d'épreuve, d'exil, et les habitants « du pays où ils sont dispersés comme des ennemi mis, car ils attendent le moment promis où ils « constitueront dé nouveau une nationalité dis- « tincte. Leur religion les nourrit de cet espoir, « en leur faisant entrevoir la perspective d'un « avenir brillant, où finalement eux seuls domù « neront sur l'humanité entière.
« Il est pour nous un fait coîistaté, qui résulte « de tous ces détails, comme aussi de la persé- « vérance avec laquelle les Juifs prennent racine « et s'accroissent en Roumanie, c'est qu'ils « essaient d'ériger ici cet État judaïque qui est la « première réalisation de leurs idées de prédomi- « nation sur les peuples chrétiens, j^
(1) Exposé des motifs du projet de loi contre Témaucipa- 'OD des Juifs de Roumanie.
LA /DIVERIE. 11
Ces assertions concordantes, de sources et de dates si diverses, démontrent de la façon la plus irrécusable, que la passion de domination et de conquête est aussi vivace chez les Juifs contemporains que chez leurs aînés.
Aussibien,lecode religieux, politique et social, auquel obéit la Juiverie, le Talmud, est bien fait pour entretenir en elle, avec la haine du christianisme, cet ôpre sentiment d'ambition.
Oh Va dit avec raison : « La clef du judaïsme, Œ c'est le Talrtiud, et qui ne sait ce que c'est que « le Talmud, est radicalement incapable ou de « déchiffrer rhistoire, ou de pénétrer les mystères « de Juda. Quel est donc ce sphinx à tête de « Janus dont la bouche sourit et déchire ? »
La Bible n'avait jamais été considérée par les Juifs comme la règle unique de leur foi: un sacerdoce, héréditaire dans la tribu de Lévi^ avait charge d'interpréter là loi et Teiiseignement de Moïse. Quand les tribus eurent été confondues à la suite de la dernière dispersion, il devint difficile que le sacerdoce se maintint, selon les exigences de la loi, dans la seule tribu lévitique. L'autorité religieuse, personnifiée, non plus dans les prêtres du temple, mais dans les rabbins des synagogues, s'était établie, depuis la ruine de Jérusalem, dans la ville de Jemnhia, puis à Tîbériade,
i2 LA JUIVËBIE.
et là, elle avait coDUnué de gouverner la race Israélite et d'interpréter la Bible. Vers l'an 220 (d'autres disent 189, et quelques-uns 450), l'école rabbinique jugea opportun de recueillir les enseignements des anciens docteurs et les préceptes de la tradition dans un volume, qui fat nommé le Mischna (deuxième loi). Deux commentaires (Ghemara) complétèrent plus tard cette compilafion et donnèrent à la doctrine judaïque une forme nouvelle ; l'un fut le produit de l'école de Palestine; l'autre, composé enBabylonie, fut clos dès le sixième siècle. Depuis cette époque jusqu'à nos jours, ce recueil est devenu pour toute la nation le livre sacré par excellence, supérieur même aux livres de Moïse. Il fut considéré par itous comme le code suprême de la loi religieuse, morale, politique et sociale. Le Talmud est à la lettre le moule de la conscience du Juif orthodoxe.
Un des plus célèbres docteurs juifs. Moïse Mafmonide, rabbin du douzième siècle, « dont « l'autorité est si grande, dit Drach, dans la « synagogue moderne » parle du Talmud en ces termes :
€ Tout ce que contient la Ghemara de Baby- € lone est obligatoire pour tout Israël. Et Ton « oblige chaque ville, chaque contrée, de se con-
« former aux coutumes établies par les docteurs
« de la Ghemara, de suivre leurs arrêts, de se
« conduire selon leurs institutions. » Et encore :
< Ceux qui violent les préceptes des scribes
« doivent être puni plus sévèrement que ceux qui
€ violent la loi de Moïse. L'infracteur de la loi
« de Moïse peut être absous, mais le violateur
« des préceptes des rabbins doit être puni de
« mort... »
A ces paroles font écho ces autres paroles d'un
rabbin du dix-neuvième siècle, M. Lasard :
« L'immense compilation (du Talmud) s'est
« répandue parmi les Juifs avec une rapidité
« presque miraculeuse. Elle fut acceptée dès son
« apparition comme l'expression vraie et sincère
« de la loi traditionnelle. De nombreuses écoles
« où le Talmùd fut lobjet de l'étude la plus res-
« pectueuse, surgirent tout d'un coup en Orient
« et en Occident. Les décisions casuistiques
« furent acceptées par toutes les communautés,
. « et cette triple barrière, élevée par les rabbins
« de la Palestine et de la Babylonie autour de la
« Thora, ne rencontra pas un seul téméraire qui
« voulut la franchir... » « Le Talmud, dit VUni-
« t^ers israélite, n'est pas seulement le code civil
« et ecclésiastique du judaïsme, mais il est une
« œuvre de haute importance pour le savant. On
« ne saurait nier que les auteurs dii talmud ont « bien mérité des Juifs... Le talmud, pendant « deux mille ans, a été et est encore un objet « de vénération pour les Israélites, dont il est le « code religieux. »
M. Achille Laurent, un des membres dé la « Société orientale » le plus au courant des questions juives de l'Asie, témoigne dans le même sens sur la suprême autorité dont jouit le Talmud, à notre époque, aux yeux de tôuè les Juifs en général, et des orientaux en particulier :
« La loi donnée par Moïse au peuple hébreu « n'est qu'en apparence aujourd'hui la loi des « juifs. Elle a disparu dans les commentaires, et « le Talmud, c'est-à-dire le livre qui a le plus « d^autorité chez ce peuple, se compose de la « Mischna, qui en est le texte, et de la Ghemara a qui en est le commentaire. Leur réunion forme « le corps complet de la doctrine traditionnelle « et de la religion... C'est là que sont renfermées « toutes les croyances ; et lorsqu'on a le courage' « de parcourir cet immense recueil, on y trouve « les causes toujours agissantes de la haine des « peuples contre les restes dispersés d'Israël* « C'est le livre qu'étudient et que commentent « tous ceux qui, parmi les Juifs, prétendent au « titre de savant. . C'est de ce commentaire (la
LA JUIVERIE. i5
< Ghemara de Babylone) que sont dérivées Içç « chimères de. la cabale, les dangereuses erreurs « de la magie, Tinvocation des bons et des mau- « vais esprits, un long amas d'erreurs morales a et une théogonie empruntée à la Chaldée et « à la Perse. La Ghemara est, selon les Juifs « modernes, l'accomplissement de la perfection. « Et c'est là même ce que son nom signifie en « hébreu ; mais, dans la réalité, ce commentaire « détruit la loi par ses interprétations ridicules « ou absurdes, et par les principes de haine quHl « contient pour tous les hommes qui ne font point « partie de ce qu'il nomme le peuple de Dieu. » *
Est-ce clair ? Donnons maintenant quelques échantillons de ce livre étrange qui, en dépit de certaines dénégations modernes intéressées, demeure l'inspirateur de toute la Juiverie.
La doctrine du Talmud a été brièvement exposée, il y a une dizaine d'années, dims une brochure allemande, assez rare, parce que les nombreuses éditions et les traductions françaises, anglaises, russes, sont accaparées par les Juifs zélés à mesure qu'elles paraissent. L'auteur, le docteur Rohling, s'engage à payer 1,000 thalers à quiconque prouvera la fausseté d'une citation quelconque. Son travail est dans sa partie essentielle une contexture de passages extraits du
Talmud et des livres, revues ou journaux Israélites, et disposés par ordre de matière.
Je laisse de côté la partie dogmatique, tissu de rêves absurdes et d'impiétés. La doctrine morale est plus importante pour la question qui nous occupe.