‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 136 sur 167 · TR0I8IÈ1IB PARTIE · texte numérisé non relu

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homme, le législateur des Hébreux, au-dessus de touç

les autres hommes. J'ajouterai que, dans ce résultat si important pour nous, la théologie est parfaitenient d'aocord avec la critique; car, si vous consultez, sur l'ouvrage qui fixe aetuellement notre attention, les traductions les plus orthodoxes, par exemple celle de Le Maistre de Sacy, vous y verrez signalées de nombreuses allusions à la doctrine du Verbe ^ Nous pourrions peulrêtre en dire autant du livre de la Sagesse, dans lequel on a depuis longtemps remarqué un passage ainsi traduit par de Sacy : cr La Sagesse est plus active que les choses

« les plus agissantes Elle est une vapeur, c'est-à-

cr dire une émanation de la vertu de Dieu et Teffosion (c toute pure de la clarté du Tout-Puissant*. Elle est u l'édat de la lumière étemelle, le miroir sans tache de cr la majesté de Dieu et l'image de sa bonté. Ji'étant ce qu'une, elle peut tout; et toujours immuable en elle- K même, elle renouvelle toutes choses } elle se répand t( parmi les nations dans les âmes saintes, et elle forme c< les amis de Dieu et les prophètes ^. » Mais le caractère général de cet ouvrage nous paraît plutôt se rapprocher de la philosophie platonicienne que du mysticisme de Philon. Et comme on n'en connaît encore ni Tâge ni la véritable origine', nous avons cru devoir attendre

i. Voy. sortoat le et le SA* diiH^* î. XShap. 7, V. iM7, .

3. Voy. dom Calmet, Dismiation $ur tmtiêiÊir du Uwrê dé la Sthgf9se^ dans son commentatre littéral de VAne, TesUm,^ et Daèhne» ouvr, cité, liv. II.

qu'une critique plus savante que la nôtre ait réscdn ces questions'* Au reste, les faits que nous venons de re* cueillir suffisent à nous démontrer que la kabbale n^est pas plus le fruit de la civilisation grecque d'Alexandrie que du plàtonîsme pur. En effet, parlez-^vôus seulérmënt du principe qui sert de base à tout le système kabba-li^tique, à savoir : la personnification de la Parole et de la Sagesse divine, considérée comme la cause inamanente *àes êtres? Vous le trouverez à une époque où le génie particulier d'Alexandrie était encore à naître. £t où le ïrouverez-vous? Dans une traduction pour ainsi dire "traditionnelle de l'Ecriture et dâns un autre monument d'origine purement hébraïque. S'agit-il des détails et des idées sécondaires; ^ar exemple des difféi^entes applications de la méthode allégorique, ou des èonséqueiices qu'on a pu tirer du principe 'métaphysique dont nous venons de parler? Vous apercevrez sans effort une assez grande différence éntre lés é<»rits de l^hilon et ceux des kabbalistes hébreux.

i. mus croyotis cèpendant que tes sonroes Hébral^iii» étaient flimilières à rauteur ; car on troaTe ches Ini d08 légendes apocryphes qui n'existent pas ailleurs que dans les Midraschim de la Palestine. Telle est celle de la manne prenant toutes les qualités des mets dont on avait le désir; telle est aussi la croyance que Joseph était devenu roi de TÉgypte, et que pendant les trois jours de ténèbres les Égyptiens ne poa^^t ëMéiNerlaiilctwe 'l artifir cielle. Sap.^ chap. 16, T. 20^. Voy. domCalinel/M/Sferar le ttbrv

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