Act. apost., YIU
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pouT^t avoir des idées assez basses sur les motifs qui nous portent à partager avec les autres les dons les plus sublimes, mais assurémeut ce n'était pas un im<posteur, puisqu'il plaçait les apôtres au-^essna de lui et qu'il voulait obtenir d'eux à prix d'argent le privilège de ecMQununiquer l'esprit saint ^ J'irai plus loin, je pense que son autorité eût été vaine si elle n'avait pas eu pour appui une idée bira connue et depuis longtemps accréditée dans les esprits* Cette idée, nous la trottV(Hi» exprimée très nettement dans le rAle surnaturel qu'on attribuait à Simon. Le peuple tout oatier, disent les À^, depuis le plus grand jus* qu'au plus petit, le regardait comme une personnification de la grande puissanee de Dieu : Hic mI vArim Dei qum vocaiw ma^na ^. Or, saiut Jérôme nous apprend que par là notre prophète samaritain n'entendait pas autre chose que le verbe de Dieu {êermo Dei) ^. Eu cette qualité, il devait néceasairiBinent réunir en lui tous les autres attributs divins ; car, d'après la métaphysique religieuse des Hébreux, le Verbe ou la Sagesse renferme implicitement les Séphiroth inférieures. Aussi saint Jérôme nous donne-t^il pour authentiques ces paroles que Simon s'applique à lui-même : « Je suis (c la parole divine, je possède la vraie beauté , je suis