Voy. la 2« partie de cet ouvrage, pag. 188 et suiv
donné*. Non seulement, comme nous venons de le dire, cet hérésiarque conçoit le Saint-Esprit comme un principe féminin ; mais lé Christ n'est à ses* yeux qu'une force divine, prenant quelquefois une forme matérielle dont il décrit avec de minutieux détails les proportions colossales^* Or, nous nous rappelons avoir trouvé dans le ZoJWn* une description semblable de la Tête blanche, et un autre ouvrage très célèbre parmi les kabbalistes, l'Alphabet pseudonyme de rabi Akiba % parle de Dieu à peu près dans les mêmes termes. A côté de cette manière de concevoir le Yerbe, l'Esprit saint et en général les couples divins dont se compose le Plérôme , nous trouvons aussi dans les souvenirs qui nous restent du Syrien Bardesanes le principe de la cosmogonie kabbalistique. Le père incontou qui habite au sein de la lumière a un fils ; c'est le Christ ou l'homme céleste; à son tour le Christ s'unissant à sa compagne,
1. fo^ Sm, peat-êtieanssi tod Sm, laforoe mystérieuse. Epiphan,, 19* hérésie.