‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 153 sur 167 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

venons de recueillir ne donne que plus de certitude à la • conséquence que nous en tirons; car ce n'est pasassu-. rément dans des croyances et des pratiques de ce genre que l'on peut invoquer les lois générales de l'esprit humain. Nous pensons donc avoir démontré que la religion, c*estràrdire la civilisation tout entière des anciens Perses a laissé des traces nombreuses dans toutes les parties du judaïsme : dans sa mythplogie céleste, représentée par les anges; dan^ sa mythologie infernale et enfin dans les pratiques du culte extérieur. Croironsnous à présent que sa philosophie, c'est-à-dire la kabbale, ait seule échappé à cette influence? Cette opinion est-elle probable, quand nous savons que la tradition kabbalistique s'est développée de la même marnière, dans le même temps, et s'appuie sur les mêmes noms que la loi orale ou la tradition thalmudique? Mais à Dieu ne plaise que dans un sujet aussi grave, nous puissions nous contenter, quelque fondée qu'elle soit, d'une simple conjecture. Nous allons prendre un à un tous les éléments essentiels de la kabbale et Inontrer leur parfaite ressemblance avec les principes métaphysiques de la religion : de Zoroastre. Cette manière de procède^, si elle n'est pas la plus .savante, devra .paraître au moins la plus impartiale.

' V Le rôle que VEn^soph^ Tinfini sans nom et sans forme, remplit dans la kabbi^e, est dpnné par la théologie des mages au temps éternel (Zervane Akéréne),

et d'autres diaent à Tegpace eeii^ Uœitea^ Or^ nous

ferons remarquer sur-le-champ que le nom de l'espace ou du lieu abaolu (p)pDf makôm) e$t devenu chez les Hébreux le nom même de la divinité. De plus, ce premier principe, cette source unique et suprême de toute existence 9 n'est qu'un dieu abi^trait san$ action directe sur les être» , sans commerce efficace avec le

monde , par conséquent sans forint appréciable pour nous : car le bien et le mal, la lumière et les ténèbres existent également, sont encore confondus dans son sein^. D'après la sfscte des zervanites» dont l'opinion qous a été conservée par un historien persan le principe dont nous venons de parler, Zervâne ne serait lui-même, comme la dntronne chez les kabbalistes» que la première émanation de la luipière infinie.

2^ On reconnaîtra sans effort lè Meïmra dés traducteurs cbaldéens , dans ce^ n^ots par lesquels Ormuzd lui-même définit THonover ou la parole créatrice : « Le pur^ le saint, le prompt Hpnover^ je vous le dis (c clairement, 6 sa^e Zoroastrel était avant le ciel,

1. Anquetil Duperron, dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions, t. XXXVII, pag. 584. • '

2. Tom. II du Zend Av, Vendidad, — 76., t. RI, Trad. du Boun-

Dehesch, Dans ce livre, Ormuzd et Ahrimane sont appelés un seul peuple du temps sans bornes.

^ Çharistani. Thom. Uydfi â4 oeter. P«rt. réfig. pog. 897. Altéra tipagorum sec^ sont Zervanil» qui aasonint Incem prodijixîsse penofuis ex Lnce, qua omneserant spiriteiites, luminoese, domiiiar les. 8e4 (luod haram maxlma penona, oui Domen Zeran, dvlMlsvit de re aliquà, ex istà dubitatione emersit Satanas.

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« hym% Teuitt, mBsA la teero, avant les troupeau >

« levant Ips ^rbi:e^, avant le feu, û\& d'Ormuzd, avant tf rhomme pur, itvaat les dewa, av«at tout le monde (( Qxist^at, avant tou3 le$ bien^. » C'est par cette même parole qu'Qrmitsd a çré^ le mooâe^ c'est par elle qu'il agit et qu'il ei^iste Mai$ elle n'est pas seulement aiv* térîçore au monde; quoique doonét d$ JKnc, eoumi^ di^eçit les livres zends^, elle est éternelle comme lui; eUe remplit le rôle de médiateur entre le temps sans bornes et les existences qui s'écoulent de son sein. EUe renferme la source et le modèle de toutes les per^ factions , avec la puissance de les réaliser dans les êtres. ^. Enfin, ce qui açhèye de lui donner touto ressemblance avec le verbe kabbalistique, c'est qu'elle a un cqrps et une &mo^ c'est-àr^dire qu'elle est à la fois esprit et parolç. Esprit, elle n'est rien moins que l'âme d'Ormuzdy comme ce d^nûer le dit lui-même exprès-* sèment * ; parole ou corps, c'est-à-dire esprit devenu visible, elle çst ei| même tomps la loi et l'univers * 3** Nous trouvons dfins Ormuzd quelque chose de

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