TROISIÈME PARTIE. o
autorité dans le judalsàie' en oQt ijoaté deux autres dont i'im est le principe vital, séparé du principe de la senaation, la puisBanee intermédiaire entre Tftnie et le corps (H^n) } l'autre est le type, ou, si Ton veut, l'idée qui exprime la forme particulière de l'individu (m>n% pSsi, KCan). Cette forme descend du ciel dans le sein de la femme au moment de la conception, et s'envole trente jours avant la mort. Ce .qui la remplace durant ce temps-là, n'est plus qu'une ombre informe. Or, telles sont précisément les distinctions établies dans Tâme humaine par les traditions théologiques des Parses. Le type individuel sera reconnu sans peine dans le Ferùuër qui, après avoir existé pur et isolé dans le ciel^ est obligé, comme nous l'avons vu plus haut, de se réunir au corps. Le principe vital, nous le retrouvons d'une manière non moins évidente dans le Djan^àont le rôle, dit Tanteur que nous avons pris pour guide, est de conserver les forces du corps et d'entretenir l'harmonie dans toutes ses parties, Ainsi que la 'Haïah des Hébreux, il ne participe pas au mal dont l'homme se rend coupable; il n'est qu'une sorte de vapeur légère qui s'élève du cœur et doit, après la mort, se confondre avec la terre. VÂkko est au contraire le principe le plus élevé. Il est au-dessus, comme le
prindpe précédent est au-dessous du mal. C'est une
i. Moïse Corduero, dans son livre» intitulé le Jardin des Grenades DT^S). — Voyez aussi Rab. Saadiah dans son livre des Croyances et des Opinions^ sect. YI, chap. 2.
sôirte dé lumière venue du ciel et qui doit y retourner, (|ttaiid ttotriB cbrpft sera rendu i la pouBsière. C'est Tintelligeiice pure de Platon et des kabbalistes, mais res- Ireintë à hi edhnâissanoe de nos devoirs, à la prévision de la vie future et de la résurrection , en un mot, la ébbsdience Inoràlè. Tient enfin Tâme prop^ment dite, ou la personne morale, une malgré la diversité de ses fiicnités et senie responsable de nos actiôlis devant la justice divine*. Une autre distinction beaucoup moins
zends, c'est celle qui, faisant l'homme à l'image de l'univers, reconnaît dans la conscience humlBuné deux principes d'action entièretaent opposés, deux herdars^ dontl'un, vënu dit ciel, nous porte vèi^ le bien; tandis que ràutrè, créé par Ahrimane, hoiis entraîne à faire lé mal^. Ces deto piinci]pes, t|ui cependant n'excluent pas la liberté, occupent une très grande place dans le niabnud et dans la kabbale, où ils sont devenus le b&n et le mauvais désir (3113 y'Vl TST); peutr-être
Ânssi le bon ët le inauvais ange.
6* La conception même d'Âhrimane, malgré son
I . L*ftiiMi propreinént dltie, m la pertoimè diemle , se compose
elle-même de trois facultés : 1" le principe de la sensation; 2* le Roé ou rintelligence proprement dite ; S** le Roiian qui paraît tenir à la fois du jugement et de l'imagination. Ces trois facultés sont inséparables et ne forment qu'une seule àme. Du reste, j'avoue que cette partie de la psychoio^e des Parses in*a semblé très obscure dans le mémoire d'Anquetil.
% Mém. dê fAead. des liuéip.^ pasSftgie eité.
TROlSlàME PARTIE. 379
caractère purement mythologique, a été conservée dans les doctrines de. la kabbale; car les ténèbres et le mal sont personnifiés dans Samaël j comme la lumière divine est représentée dans toute âa plénitude par l'homme céleste. Quant à Tinterprétation métaphysique de ce symbole, à savoir que le mativtds principe c'est la matière, ou^ comme disent les kabbalistés, l'éconse, le dernier degré de Texistence,' ôh pourrait la trouver sans aucune violence dans la secte des zerdustiens , qui établissait entre la lumière divine et le royaume des ténèbres le même rapport qu'entre un corps et sôn ombre ^ Mais un Autre fait encore plus digne de notre attention, car il n'existe pas ailleurs, c'est qn-on trouve dans les parties les plus aucienues du code religieux des Parses , cette opinion kabbalistique que le prmce des ténèbres, que SaUiaël, perdaUt la moitié de son nom, deviendra, à la fm des temps, un ange de lumière et rentciBra, avec tout ce qui était maudit, dans la grâce divine, u Cet injuste, cet H impur; dit Un passage du Taçna, ce rdi ténébreux (c qui ne comprend que le mal ; à la résurrection , il c< dira l'Avesta; exécutant la loi, il l'établira même . w dans la demeure des damnés (les darwands) » Le Bùwn-Deheêth ajoute qu'on pouita voir alors, d'un côté Ormuzd et les sept premiers génies , de 1 autre Ahri^