PREMIÈRE PARTIE
importants de la religion ? Le Thaliniid de Jérusalem dit poditiyemeat qu'il reeomiut deux, principes suprêmes ' ; et le Thalmud de Babjlone, d'après lequel nouai avons rapporté tout ce récit, nous donne à entendre la mAme chose. II nous apprend qu'en voyant dans le ciel la puissance de Métatrône, de l ange qui vient im-r médiatement après Dieu Aeher se prit à dire : (c Peut*- « être si cela était permis, faudrait-il admettre deux « pui88ance$'« » Nous ne voudrions pas nous arrêter trop longtemps à ce £ait, quand jious devons en citer d'autres beaucoup plus significatifs; cependant, nous ne pouvons nous empêcher de £aire la remarque que l'ange, ou plut6t l'hypostase appelée IfétatrAne, joue un très grand rûle dans le système kabbalistique. C'est lui qui , à proprement parler, a le gouvernement de ce monde visible ; il règne sur toutes les sphères suspen- •dues dans l'espace, sur toutes les planètès et les corps célestes, comme sur les anges qui les conduisent; car, au-dessus do lui, il n'y a plus rien que les formes intelligibles de Tessence divine et des esprits si purs, qu'ib ne peuvent exercer sur les choses matérielles aucune action immédiate. Aussi a-tr-on trou^vé que son
'2. pim^D vient évidemment des deux mots grées futà Ed effiat, d*après les kabbolistes, Fange qui porte ce nom préside au mUnde iitiirtih ou le monde des sphères, qui vient immédiatement
après le monde des purs esprits, le monde Bériàh, qu'on appelle le Trône de gloire (mDn ndd), ou. simplement le Trùne .(t^^tons). 3. ]n T\V\Xr\ DiSuT on NDW Jà. supr.
60 LA KABBALB.
nom, en l'expliquant par les nombres (X^HIDDU) , est tout à fiait synonyme de tout^uisêant^» Sans doute la kabbale, comme nous le prouverons bientôt, est beaucoup plus éloignée du dualisme que de ce qu'on appelle aujourd'hui, dans un pays Toisin, la doctrine de Tiden*' tité absolue; mais la manière allégorique dont elle sépare Tessence intelligible de Dieu et la puissance ordonnatrice du monde, n'est*elle pas propre à nous ezpliquer remor signalée par la Guémara?
Une dernière citation, tirée de la même source, et accompagnée des réflexions de Maïmonides, achèvera, je l'espère, la démonstration de. ce point capital, qu'une sorte de philosophie,. de métaphysique religieuse, s'enseignait pour ainsi dire à l'oreille p2u*mi quelques-uns desthanaïms ou des plus anciens théologiens du judaïsme. Le Thalmud nous apprend que l'on connais- . sait.autrefois trois noms pour exprimer l'idée de Dieu^ à savoir : le fameux tétragramme ou nom de quatre lettres, puis deux autres noms étrangers à la Bible> dont l'un se composait de douze, et l autre de quarante-deux lettres. Le]piwiidr, quoique interdit au grand nombre, circulait assez librement dans l'intérieur de l'école. (( Les. sages, dit le texte, l'enseignaient une fois par « sepiaine à leurs ûls et à leurs discijples. ^ >i Le nom de