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Bubstwce, sont comparées à des étincelles s'échappant
en désordre d'un foyer commun et mourant à mesure qu'elles s'en éloignent. « U a existé d'anciens mondes u qui ont été détruits, des mondes sans forme qu'on a <f appelés les étincelles (|)3nX^;i dSlV* ÎVT)^ « c'est ainsi que le forgeron en battant le fer fait jailc( lir. des étincelles de tout côté. Ces étincelles sont les (( anciens mondes , et ces anciens mondes ont été dé* cr traits et n'ont pu subsister, parce que l'Ancien, dont « le nom soit sanctiiié , n'avait pas encore revêtu sa forme, cr et l'ouvrier n'était pas encore à son œuvre
Ët quelle est donc cette forme sans laquelle toute durée et toute organisation sont impossibles dans les existences iinies, qui représente, à proprement parler, l'ouvrier dans les œuvres divines, sous laquelle enfin Dieu se conmiunique et se xeproduit en quelque sorte hors de lui ? C'est la forme humaine entendue dans sa plus haute généralité , embrassant avec les attributs moraux et intellectuels de notre nature les conditions de son développement et de sa perpétuité, en un mot, la distinction des sexes, que les auteurs du Zohar admettent pour l'âme aussi bien que pour le corps. La distinction des sexes ainsi comprise, ou plutôt la division et la reproduction de la forme humaine sont pour eux le symbole de la vie universelle, d'un déve-
i. Idra $ou$a^ 9* part, du Zohar, fol. 292 verso, édh. d'Amsterdam
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loj^ement régulier et infini de TÊtre, d'une création
régulière et continue, non seulement par la durée, mais aussi par la réalisation successive dfi toutes les formes possibles de l'existence. Nous avons déjà reucontré précédemment le fond dei cette idée; mais ici il y a quelque chose de plus ; c'est que l'expansion gradudile de la vie, de Tètre et de là pensée divine , n'u pas commencé immédiatement au-dessous de la substance; elle a été précédée de cette émanation tumultueuse, désordonnée et, si je puis dire ainsi, inorgani^ que dont nous avons* p»lé tout à Theure. a Pourquoi « tous ces anciens mondes furentrils détruits? Parce ic que rhomme n'était pas formé encore. Or, la forme « do l'homme renferme toutes choses; toutes choses « peuvent se maintenir par elle. Comme' cette forme ic n'existait pas encore^ Ica mondes qui l'avaient pré- (( cédée ne purent subsister ni se maintenir, et ils tomtt bèrent tons en' ruines, jusqu'à ce que la forme de u rhomme fût établie : alors ils renaquirent tous avec « elle, mais sous d'autres noms ^ » Nous ne démontrerons, pas par de nouveaux textes la distinction des sexes dans Thomme idéal ou dans les. attributs divins; il nous suffira de remarquer ici que cette distinction, répétée sous mille formes dans le Zoftor, reçoit aussi le nom caractéristique de balance (X^pilD)»
d avant qne^la )>àlance fût établie, dit le Liore di^ my«-