‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 90 sur 167 · part., lUJJ U3 US nn« >J9 Dlï^ OS NO^T KHVS · texte numérisé non relu

part., lUJJ U3 US nn« >J9 Dlï^ OS NO^T KHVS

fol. 75 verso, et seq.

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qa'il» apcreevaient dans tonte la nature extérieure. La croyance aux démons et aux anges avait depuis longtemps pris racine dans Fesprit du peuple comme une riante mythologie à côté du dogme séyère de T unité divine. Pourquoi donc ne s'en seraient-ils pas servis pour vmler leurs idées stur les rapports de Dieu aTee le monde, comme ils se sont servis du dogme de la créatimi pour enseigner tout le contraire; comme ils se servaient enfin des textes de l'Ecriture pour se mettre au-*dessu8 de l'Écriture et de l'autorité religieuse? Nous n'avons trouvé en faveur de cette opinion aucun texte entièrement à l'abri du doute; mais Toiei que^ ques raisons qui la rendront au moins très probable : d'abord^ dans les conversations intimes de SimoB beA Jochaï avec ses disciples, c'est-à-dire dans les trois fragments principaux du Zoftor, dans les deux Mnu et le Livre du my stère j il n'est jamais question, sous quelque fioFcde que ce soit, de cette biénurabie'célesle ou infernale, qui n était vraisemblablement qu'un souvenir delà captivité de Babylone; ensuite ^ lorsque dans les autres parties du Zohar on parle des anges^ on les représente eomme des êtres bien inférieurs à Thomme , comme des forces dont l'impulsicm aveugle est constamment la même. Nous en offrons un exemple dans ces mots : c< Dieu anima d'un esprit particulier chaque « partie du firmament ; aussitôt toutes les armées cécc lestes furent formées èt se trouvèrent devant lui. (( C'est ainsi qu'il faut expliquer ces paroles ; Avec le

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cr souffle de sa bouche, il créa tontes leeùmées... Les

(c esprits saints, qui sont les messagers du Seigneur, ne (c deseendoit que d'un seul degré; mais dans les âmes (c des justes il y a deux, degrés qui ^e confondent en «r un seul : e^est pour cela que les ftmes des justes moib- (c tent plus haut, et que leur rang est plus élevé ^. » Les tbidinudisleseux-^émes, malgré leur attachement à la lettre, professent le même principe ; « Les justes, (redisent-ils, sont plus grands que les anges*. » Nous comprendrons encore mieux ce qu'on a youIu dire par ces esprits qui animent tous les corps célestes et tous les éléments de la terre, si nous prenons garde aux noms et aux fonctions qui leur sont donnés. Avant tout, il £aut éèarler les personnifications purement poétiques, dont le caractère ne peut exciter le moindre doute; et tels sont tous les anges qui pmrtent le nom, soit d'une qualité morale, soit d'une abstraction métaphysique : par exemple, lehen et le mautaie désir (ytO HP * îHtl *13P) , que Ton fait toujours agir sous nos yeux comme des personnes réelles^ . Tange de la pureté ( Tahariel) , de la miséricorde (Rachmiel), de la justice (Tsadkiel), de la délivrance (Padaél ), et le fameui Ra^nel, e'ese*à-> diise range des secrets, qui veille d'un œil jaloux sur les

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